Kinshasa, 5 septembre 2026 (ACP).- L’œuvre de Nyembo Fariala, figure emblématique de la Rumba congolaise, a été mise en lumière vendredi à Kinshasa en République démocratique du Congo(RDC), lors d’un café littéraire», soulignant son apport à la musique et à la transmission des valeurs sociales.
« Nyembo Fariala est une grande figure de la musique congolaise et particulièrement de la Rumba. Son histoire rappelle aux jeunes musiciens que la musique ne se limite pas à la performance technique, mais qu’elle constitue également un vecteur de culture, de pensée, d’éducation et d’identité », a expliqué Paul Muabilayi, coordonnateur du cercle culturel « Les Portes de Sion ».
Né en 1934 en République démocratique du Congo, Nyembo Fariala appartient à cette génération d’artistes qui ont contribué à façonner l’identité musicale congolaise au lendemain des années 1950.
Reconnu pour sa voix douce et élégante, son style romantique ainsi que sa maîtrise du lingala, du français et du kiswahili, il s’est imposé comme un artiste raffiné et attaché au travail des mots.
Il a entamé sa carrière dans les années 1950 et a évolué au sein de plusieurs formations musicales, notamment Rumbanella Band, Beguen Band et Kin Cassonade, avant de poursuivre une carrière personnelle.
Son parcours l’a également conduit à collaborer avec plusieurs grandes figures de la musique congolaise de cette époque, participant ainsi à l’âge d’or des éditions Ngoma.
« Son œuvre la plus célèbre demeure « Laissez tomber », chanson considérée comme un classique de la musique congolaise », a indiqué M.Muabilayi , ajoutant qu’ à travers ce morceau, l’artiste mettait la musique au service de l’éducation et de la transmission des valeurs sociales.
Son message moral lui a permis de traverser les générations et de marquer notamment les émissions du « Théâtre de Chez Nous ».
Nyembo Fariala était également réputé pour son élégance et son style de « dandy », qui contribuaient à forger l’image d’un artiste distingué.
Cette personnalité renvoyait à une époque où le musicien congolais était considéré non seulement comme un interprète, mais également comme un poète, un penseur et un observateur attentif de la société.
Pour Paul Muabilayi, la redécouverte de l’œuvre de Nyembo Fariala constitue une opportunité de rapprocher les jeunes générations du patrimoine musical congolais et de rappeler le rôle de la musique dans la conservation de la mémoire collective.
Décédé en 1987, Nyembo Fariala a laissé un héritage considérable dans la Rumba congolaise.
Plusieurs de ses chansons continuent d’être redécouvertes par les nouvelles générations, témoignant de la capacité de son œuvre à traverser le temps et à conserver sa portée culturelle et sociale.
Le café littéraire du cercle culturel « Les Portes de Sion » s’inscrit ainsi dans une démarche de valorisation de la mémoire artistique congolaise et de transmission aux générations actuelles des œuvres et parcours des pionniers de la musique nationale. ACP/K

