Kinshasa, 17 février 2026 (ACP).- La signature sonore a été présentée comme un levier stratégique de la communication politique en 2026 en République démocratique du Congo, où la conquête des électeurs passe aussi par l’émotion et la mémorisation des messages, a indiqué mardi à l’ACP un expert congolais en communication.
«Une signature sonore bien pensée devient un marqueur émotionnel. Elle traverse les quartiers, les marchés, les réseaux sociaux, les taxis et les meetings. Elle crée une familiarité et installe une présence», a déclaré Mwèné Eddy Ngombé, directeur général d’une agence de communication réputée.
Selon lui, dans un contexte où les citoyens consultent peu les programmes politiques, la communication ne peut plus se limiter à l’exposition des projets ou des discours écrits. Elle doit intégrer des mécanismes capables de capter rapidement l’attention et d’ancrer le message dans la mémoire collective.
«Quand le citoyen n’a pas le temps de lire un programme, il retient une phrase. La signature sonore devient un condensé de vision», a-t-il soutenu.
D’après cet expert, la construction d’une identité sonore — à travers une voix, un slogan ou une musicalité — participe désormais pleinement à la stratégie électorale.
«En 2026, l’enjeu électoral ne sera pas seulement celui des urnes. Il sera celui des esprits et des mémoires. Une campagne ne se voit plus seulement, elle s’entend», a-t-il expliqué.
Toutefois, Mwèné Eddy Ngombé a précisé que cet outil ne saurait se substituer au contenu programmatique.
«Le son ne remplace pas le fond, il l’amplifie. Le fond reste la colonne vertébrale», a-t-il indiqué, soulignant l’importance de recourir à des professionnels pour structurer et orchestrer la communication politique.
«Faire appel à un professionnel de la communication, c’est orchestrer une stratégie et structurer une parole», a-t-il conclu.
ACP/ODM

