Kinshasa, 19 octobre 2026 (ACP).- Un plaidoyer a été formulé lundi lors d’un échange dans un forum par un opérateur culturel pour une meilleure valorisation de l’histoire de la rumba congolaise et un renforcement des échanges culturels entre Brazzaville et Kinshasa capitale de la République démocratique du Congo.
« La rumba congolaise constitue un patrimoine culturel commun aux deux rives du fleuve Congo, dont le développement est le fruit de plusieurs décennies d’échanges et de collaborations entre les artistes de la République démocratique du Congo (RDC) et de la République du Congo », a indiqué Pitchou Dionzo.
Il a notamment souligné la contribution des artistes brazzavillois, comme Jean Serge Essous, Edo Nganga et Célestin Kouka, qui ont participé à écrire l’histoire des orchestres congolais, estimant que leur apport mérite d’être reconnu et transmis aux générations futures.
Toutefois, l’opérateur culturel a rappelé que Kinshasa possède également une longue tradition musicale en évoquant des publications historiques faisant état de l’existence, au milieu des années 1920, d’un groupe appelé « Orchestre de Liège » ou « Rumba Boys », dans le quartier Citas.
C’est une piste qui nécessite, selon lui, des recherches approfondies.
Abordant le rôle des structures d’enregistrement, Pitchou Dionzo a mis en avant les Éditions Olympia et les éditions Ngoma, qui ont contribué à l’enregistrement et à la diffusion des œuvres des pionniers de la musique congolaise.
Valoriser les artistes contemporains
Au-delà de la reconnaissance des pionniers, Pitchou Dionzo a insisté sur la nécessité de mettre en lumière les artistes qui assurent actuellement le rayonnement de la musique congolaise à l’échelle internationale.
Il a notamment cité Fally Ipupa, Koffi Olomidé, Ferré Gola, Werrason et Innoss’B, évoquant particulièrement les prestations de Fally Ipupa au Stade de France, les 2 et 3 mai 2026.
Il a également invité les mélomanes et les professionnels de la culture à accorder davantage d’attention aux artistes de Brazzaville qui contribuent à la promotion de la rumba et des musiques congolaises.
Pour cet opérateur culturel, une meilleure circulation des œuvres entre les deux capitales permettrait d’élargir les publics, de renforcer les collaborations artistiques et de consolider les liens culturels entre les deux pays.
Il a, à cet effet, encouragé les artistes, les producteurs et les médias à multiplier les initiatives communes, soulignant que la reconnaissance de l’histoire musicale de Kinshasa ne diminue en rien la contribution de Brazzaville.
L’objectif est de préserver la mémoire des pionniers, de valoriser les artistes actuels et de promouvoir la rumba congolaise dans un esprit de fraternité et de coopération entre les deux rives du fleuve Congo, a-t-il conclu. ACP/Kayu.

