Kinshasa, 29 avril 2026 (ACP).- L’implication du gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a été sollicitée, mercredi, par un chroniqueur culturel dans le but de promouvoir et de reconnaitre l’orchestre Thu-Zahina comme patrimoine national et d’assurer sa continuité sur la scène musicale.
« Effacer Thu Zahina dans la mémoire collective des mélomanes congolais serait comme déchirer tout un chapitre du livre d’histoire de la musique congolaise. C’est pourquoi j’en appelle au gouvernement, plus particulièrement Mme la ministre de la Culture et Arts de la RDC, Yolande Elebe Ma Ndembo, à s’impliquer personnellement dans la renaissance de l’orchestre Thu Zahina comme patrimoine national qu’il faut préserver», a déclaré Dary-Abega, chroniqueur culturel congolais.
« Ndaye Mulamba, le recordman des buts marqués à la CAN en une seule édition, ne vient-il pas d’avoir sa propre statue 52 ans après ? », s’est-il interrogé.
« Les anciens de Kalina reconnaissent que quelques artistes sont encore en vie, comme Roxy Tshimpaka (malade), Rathos Ntumba et la vedette principale Waggy Abeli Martin « Kelly », qui est sorti de sa retraite de Lagos pour répondre à l’appel de son ancien président en vue de relancer le Thu Zahina « Newlook », comme un soldat de réserve qui rejoint son unité en temps de guerre », a souligné Dary-Abega.
Par ailleurs, beaucoup de mélomanes souhaitent la résurrection de ce groupe mythique qui avait montré le chemin aux Zaïko Langa-Langa, Stukas Boys, Symba, Bella Bella, et aujourd’hui aux Wenge Musica, Fally Ipupa, Ferré Gola, Fabregas, Héritier, et autres.
« Kelly, que l’on croyait mort, a atterri à Kinshasa en provenance du Nigeria grâce surtout à un membre de sa famille vivant en Afrique du Sud, Willy Carlos, Djo Ino, Dr Sammy Lunda, M. Kazadi vivant en Amérique et, enfin, grâce au président Tshars Tshomba », a fait savoir Dary-Abega.
« Mais chose curieuse, ceux qui avaient promis une aide matérielle et financière au président Tshars ont fermé leurs téléphones et disparu de la circulation, même ceux qui s’étaient accaparés de la paternité de l’orchestre n’ont plus fait signe de vie malgré leurs paroles bonimenteuses d’avant le projet», a-t-il dit.
Les séances d’enregistrement continuent à Kinshasa par intermittence par la seule volonté de Tshomba Tshars, l’homme qui croit toujours. Il a déjà acheté une partie des instruments à compte-gouttes et à ses propres frais.
ACP/UKB

