Kinshasa, 08 septembre 2025 (ACP).- Le mortier et le pilon*, connus comme ustensiles de cuisine traditionnels, en République démocratique du Congo, ont continué d’occuper une place centrale dans les foyers ruraux dans la mouture manuelle du maïs, du manioc et d’autres céréales, a appris l’ACP d’une source culturelle.
« Essentiels à la préparation de plats traditionnels tels que le *foufou* ou le *nshima*. Le mortier et le pilon qui sont les outils ancestraux encore largement utilisés dans des zones où *l’accès aux moulins électriques reste limité*, comme dans plusieurs localités du *Kasaï-Central », a déclaré Mme Mansoni Séverine, entrepreneure dans les mouvements gastronomiques.
Outre la transformation des grains en farine, le mortier et le pilon servent également à *broyer les épices, les herbes aromatiques* et à homogénéiser les mélanges culinaires, offrant ainsi une polyvalence précieuse dans les cuisines traditionnelles.
« Au-delà de leur rôle fonctionnel, ces ustensiles incarnent un *héritage culturel* transmis de génération en génération, témoignant du *savoir-faire culinaire congolais*. Ils sont également perçus comme des *symboles de vie communautaire*, renforçant les liens sociaux à travers des gestes partagés dans la préparation collective des repas », a indiqué Mansoni Séverine.
Malgré l’introduction progressive de technologies modernes dans les milieux urbains, le mortier et le pilon demeurent profondément enracinés dans les traditions culinaires congolaises, où ils assurent non seulement l’autonomie alimentaire des ménages, mais aussi la *préservation d’une identité culturelle vivante. ACP/JF

