Kinshasa, 7 septembre 2026 (ACP).- Le pilotage d’un avion en République démocratique du Congo(RDC), comme un art permettant de contempler la beauté des paysages et de promouvoir le tourisme dans le Congo profond, a été préconisé lundi à Kinshasa par un pilote à la retraite , lors d’un échange avec l’ACP.
« Le Congo profond mérite d’être vu, raconté et valorisé. L’avion peut être non seulement un moyen de transport, mais également une fenêtre ouverte sur notre patrimoine caractérisé par la beauté de paysages nécessitant la promotion du tourisme», a relevé Raphaël Mulabila, pilote à la retraite
Selon le commandant Mulabila, l’expérience aérienne offre une perspective particulière sur la République démocratique du Congo, pays aux dimensions continentales et doté d’une diversité remarquable de paysages, allant des vastes forêts du bassin du Congo aux cours d’eau, savanes, montagnes et espaces ruraux.
« Piloter, dans ce cas, c’est aussi regarder, surtout lorsqu’on prend de la hauteur, on découvre un autre Congo, celui des grands espaces, des fleuves, des forêts et des villages qui composent la beauté de notre pays », a expliqué M. Mulabila.
Il a souligné que le pilote, au-delà de sa responsabilité liée à la sécurité et à la navigation, devient un témoin privilégié de cette richesse naturelle.
Depuis le cockpit, a-t-il indiqué, les paysages congolais se présentent sous une dimension différente, offrant une véritable culture du panorama et du beau.
Pour cet ancien professionnel de l’aviation, les voyages aériens peuvent permettre aux visiteurs de mieux apprécier l’immensité et la diversité de la RDC, tout en facilitant l’accès à certaines régions éloignées des grands centres urbains.
Raphaël Mulabila a estimé, par ailleurs, que le développement du tourisme aérien pourrait favoriser une meilleure connaissance des territoires congolais et contribuer à la création d’activités dans plusieurs secteurs, notamment l’hôtellerie, le guidage touristique, la photographie, la production audiovisuelle et la valorisation du patrimoine.
Cette approche suppose, selon lui, une collaboration entre les acteurs de l’aviation, du tourisme, de la culture et de l’environnement afin de développer des initiatives respectueuses des populations et des écosystèmes.
La découverte aérienne du territoire doit également s’accompagner d’une prise de conscience sur la nécessité de préserver les richesses naturelles, notamment les forêts, les cours d’eau et les paysages qui constituent une partie essentielle du patrimoine national.
Pour le pilote à la retraite, la RDC gagnerait à développer une véritable culture du voyage et de la découverte, permettant aux Congolais eux-mêmes de mieux connaître leur pays et aux visiteurs étrangers d’en apprécier la diversité.
« Quand on regarde la RDC depuis le ciel, on comprend davantage son immensité et sa richesse. C’est une autre manière d’aimer et de faire connaître son pays », a conclu Raphaël Mulabila.
Cette réflexion rejoint les efforts de structuration du secteur aérien congolais, dont la réglementation encadre notamment la formation et les licences des personnels navigants.
ACP/K

