Kinshasa, 26 février 2026 (ACP). – Les tatouages traditionnels des peuples Bakongo, notamment des communautés Manianga et Bayombe vivant au Kongo Central, dans l’ouest de la République démocratique du Congo (RDC), sont considérés comme une véritable identité culturelle et spirituelle, a appris l’ACP jeudi lors d’un entretien avec un chercheur congolais.
« Les tatouages traditionnels chez les peuples Bakongo, notamment chez les Manianga et les Bayombe, ne sont pas de simples ornements corporels. Ils représentent une véritable identité culturelle, spirituelle et sociale, transmise de génération en génération », a déclaré Kalunga Bisimbi, chercheur en histoire contemporaine.
« Ces marques corporelles, souvent réalisées sous forme de scarifications, servaient à indiquer l’appartenance clanique, le statut social, le passage à l’âge adulte ou encore la protection spirituelle », a- t-il ajouté.
D’après lui, chaque motif possède une signification précise liée à l’histoire, aux croyances et à l’organisation sociale du peuple.
« Chez les Manianga, les motifs géométriques complexes symbolisaient souvent la force, la sagesse et l’harmonie avec les ancêtres. Chez les Bayombe, certaines scarifications pouvaient aussi représenter le courage, la beauté ou le rang dans la communauté », a- t-il expliqué.
Et de renchérir : « Aujourd’hui, ces tatouages restent un témoignage puissant de l’héritage culturel des Bakongo et rappellent l’importance de préserver et transmettre nos traditions ».
Les Manianga et les Bayombe sont des sous-groupes ethniques du peuple Kongo. Ils vivent principalement au Kongo Central, en RDC, et partagent traditions et culture avec les autres groupes Kongo.
Les Manianga sont souvent associés au territoire de Luozi, tandis que les Bayombe se trouvent principalement dans le territoire de Tshela, ainsi que dans ceux de Lukula et Mbanza-Ngungu (notamment Seke-Banza) dans la province du Kongo Central. Ils sont également présents dans la région du Mayombe en République du Congo et au nord de l’Angola.
ACP/JF

