RDC : un ouvrage présente le civisme comme rempart contre la dépravation des mœurs

Kinshasa, 9 septembre 2026 (ACP).- La réintroduction du civisme dans le système éducatif de la République démocratique du Congo (RDC) et son appropriation par toutes les catégories socioprofessionnelles constituent une nécessité pour enrayer la dépravation des mœurs et la criminalité dans la société, selon un ouvrage d’un auteur congolais, consulté mercredi par l’ACP.

« Notre société n’a fait que déchoir depuis que le civisme est absent du système éducatif. Le civisme doit être considéré, dans une société humaine, comme des panneaux de signalisation implantés le long de la route pour guider les usagers», a écrit Jean-Paul Tshipama-Bin-Sidi, auteur de la brochure ‘‘Le civisme à l’usage de tous’’.

Selon ce libre penseur, le civisme repose notamment sur le respect des biens publics et privés, la connaissance des limites de ses droits et devoirs, ainsi que le respect des lois, des institutions et des autorités légalement établies.

« L’absence du civisme est le commencement de la dépravation des mœurs et de la criminalité. », a-t-il souligné.

Il estime que chaque comportement posé dans l’espace public contribue à donner une image positive ou négative de la communauté à laquelle l’on appartient.

« La responsabilité du civisme pose la question de savoir si chacun de nos actes nous honore, nous définit ou nous disqualifie vis-à-vis des autres peuples. Le recours au civisme permettrait d’extirper les tentations, de réduire les délits et de mettre fin aux folies de grandeur. La responsabilité incombe à chacun, particulièrement à ceux qui sont investis du pouvoir de réguler les mauvaises conduites», a-t-il soutenu.

Et de poursuivre : « Le civisme est le respect de la collectivité et du bien commun. Il se manifeste généralement par le dévouement envers son pays et ses institutions et, par extension, envers les autorités. Cela implique le respect strict des lois, des règles et la participation active à la vie publique.»

Pour ce sociologue de formation, le civisme demeure neutre et impartial et concerne toutes les couches de la société, « du cadet à l’aîné, du subalterne au haut fonctionnaire ».

Publié sous le titre ‘‘Le civisme à l’usage de tous’’, l’ouvrage compte 92 pages et se présente comme une réflexion sur la responsabilité individuelle et collective dans la consolidation des valeurs citoyennes.

À travers cet opus, l’auteur interpelle différentes catégories socioprofessionnelles sur la nécessité d’intégrer le civisme dans les comportements quotidiens, notamment le respect des lois, des institutions, des biens publics et privés ainsi que des droits d’autrui.

Il a insisté également sur le patriotisme et le devoir de chaque citoyen de contribuer, par ses actes, à l’amélioration de la société. ACP/

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