Lubumbashi, 12 octobre 2025 (ACP).- Une réflexion sur la mémoire africaine est portée à travers le spectacle de marionnettes ‘’Croco, la danse du crocodile’’, conçu en République démocratique du Congo, autour de la conservation des œuvres d’art africaines, selon son metteur en scène contacté dimanche par l’ACP.
« Le spectacle transmet notre contre-vérité et notre manière de concevoir les choses. C’est une réflexion sur la manière dont les œuvres d’art africaines ont quitté le continent pour l’Europe, tout en revisitant l’histoire d’un royaume divisé par la jalousie entre deux frères, où l’un transforme son neveu en crocodile pour semer la terreur et contrôler le royaume », a fait savoir Jenovic Mwanza, metteur en scène dudit spectacle.
Selon lui, le choix de ce médium artistique traduit une volonté d’explorer un art souvent sous-estimé.
« La marionnette n’est pas souvent perçue comme un véritable médium artistique ici. Elle est souvent cantonnée à des fins politiques ou populaires, sans être pleinement explorée dans un cadre artistique », a-t-il déploré.
Il a ajouté que la mise en scène de ce spectacle repose davantage sur une création sonore intense, « que sur la moyenne des spectacles vivants de ce type », et que l’élément innovant réside déjà dans l’utilisation même de la marionnette comme médium artistique.
Inspirée du conte de Dorient Kaly, plongé dans l’univers sensoriel du crocodile, cette pièce a été interprétée à travers les marionnettes de l’artiste Koko Fumu et la Compagnie Les Marco.
Avant son adaptation, ce spectacle a été présenté pour la première fois lors des Jeux de la Francophonie à Kinshasa. Il a déjà connu deux reprises au Centre d’Art Waza, avant une troisième à l’Institut Français de Lubumbashi, le samedi 4 octobre 2025.
ACP/C.L.

