Kinshasa, 27 août 2026 (ACP).- Le pianiste franco-congolais Ray Lema s’est imposé, depuis cinq décennies, comme l’une des figures majeures de la création musicale de la République démocratique du Congo (RDC), à travers un parcours marqué par la rencontre entre les traditions africaines, le jazz et la musique classique, a rapporté jeudi à l’ACP une source culturelle.
« Ray Lema a découvert la musique au séminaire, où il apprend notamment le piano et l’orgue. Après avoir quitté cette institution, il entreprend des études de chimie à l’Université de Kinshasa, avant de se consacrer définitivement à la musique jusqu’à devenir l’un des leaders mondiaux des musiques traditionnelles africaines, du jazz et de la musique classique », a indiqué Petit-Jean Malou, son ancien collaborateur.
Originaire de la République démocratique du Congo, Ray Lema a développé des talents de pianiste, guitariste, chanteur et compositeur, qui lui ont permis de s’affirmer comme une figure emblématique de la scène musicale congolaise.
Au milieu des années 1970, il participe à la création de l’orchestre Les Ya Toupas du Zaïre, aux côtés notamment du guitariste Bopol Mansiamina et de Pépé Felly Manuaku.
Cette expérience constitue une étape importante dans son parcours artistique et dans l’évolution de la musique congolaise de cette période.
Son passage à la direction musicale du Ballet national du Zaïre lui permet également d’explorer la richesse des musiques traditionnelles du pays.
Cette immersion dans le patrimoine musical congolais contribue à forger une démarche artistique fondée sur la recherche, la diversité des rythmes et le dialogue entre les cultures.
Installé en Europe au début des années 1980, Ray Lema poursuit une carrière internationale et développe une écriture musicale originale, faisant dialoguer les sonorités congolaises avec le jazz, la musique classique, l’afrobeat et d’autres expressions musicales.
Son œuvre témoigne ainsi d’une volonté constante de dépasser les frontières entre les genres et de favoriser la rencontre des différentes traditions musicales.
À travers ses nombreuses créations et collaborations internationales, l’artiste demeure attaché aux racines musicales congolaises. Ses projets consacrés au patrimoine du Kongo Central, ainsi que ses hommages à de grandes figures de la rumba congolaise, illustrent cette volonté de préserver et de renouveler l’héritage culturel national.
Pour Petit-Jean Malou, le parcours de Ray Lema illustre la capacité de la musique congolaise à s’ouvrir aux influences extérieures tout en conservant son identité et ses fondements rythmiques.
ACP/Kay.

