Une écrivaine congolaise annoncée au Salon du livre au féminin à Bruxelles

Kinshasa, 10 mars 2026 (ACP).- La participation à la 5ème édition du Salon du livre au féminin, prévue du 21 au 22 mars à Bruxelles, en Belgique, d’une écrivaine congolaise de la République démocratique du Congo (RDC) et personne vivant avec handicap (PVH), a été annoncée mardi dans un communiqué des organisateurs, parvenu à l’ACP.

« Nous aurons l’honneur d’accueillir Ketsia Mavinga, artiste écrivaine, ingénieure et entrepreneure culturelle originaire de Kinshasa (RDC). Autrice du livre +Les histoires rencontrées à raconter+, nommé au Prix Émilie-Flore Faignond 2026, elle développe une écriture engagée mêlant création artistique, réflexion sociale et engagement culturel », a-t-on lu.

« Diplômée en systèmes informatiques de l’Université protestante du Congo, Mme Mavinga incarne une nouvelle génération d’autrices africaines utilisant la littérature comme outil de transformation sociale. En 2025, elle a été désignée ambassadrice « Filiga » au Festival international du livre et des arts gabonais, organisé à Libreville, au Gabon », ont précisé les organisateurs. Le document ajoute : « À travers son parcours littéraire et artistique, elle défend une vision de l’écriture comme espace de liberté, de résilience et de transmission ».

« Kodjo et les trésors de la forêt », une invitation à la transmission des valeurs

Dans son nouveau livre jeunesse, Kodjo et les trésors de la forêt, l’autrice met en exergue les valeurs de solidarité, de courage et de transmission intergénérationnelle à travers l’aventure symbolique de trois enfants – Kodjo, Amina et Timi – explorant une forêt chargée d’histoire et de sagesse. « Cet ouvrage raconte l’itinéraire de trois enfants dont la curiosité les conduit au-delà des limites de leur village, vers une forêt riche de mémoire. Mais cette quête dépasse la recherche d’un trésor matériel. Elle devient une exploration du courage, de l’amitié, de la responsabilité et du sens de la transmission. La forêt n’est pas seulement un cadre narratif ; elle représente l’héritage, la conscience collective et la sagesse accumulée par les générations. Elle met à l’épreuve les intentions, distingue la sincérité de la convoitise et rappelle que toute richesse véritable suppose une maturité intérieure », a expliqué Ketsia Mavinga.

À travers ce récit, l’autrice invite les jeunes lecteurs à réfléchir sur le sens des véritables richesses, au-delà des biens matériels. Selon elle, les ouvrages Jeunesse africaine connaissent un essor marqué, portés par une nouvelle génération d’autrices et d’auteurs qui valorisent les réalités culturelles, les valeurs communautaires et les récits initiatiques du continent. Les œuvres destinées au jeune public sont de plus en plus utilisées comme outils pédagogiques et culturels, favorisant la construction de l’identité et la valorisation du patrimoine africain auprès des nouvelles générations. ACP/

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