Annulation de protocole d’accord maritime entre Tripoli et Ankara: Libye accuse Athènes d’ingérence

Kinshasa, 10 déc. 2025 (ACP).- Le gouvernement parallèle de l’Est libyen a accusé Athènes d’ingérence après les appels grecs à annuler le protocole d’accord maritime conclu entre Tripoli et Ankara, qualifiant ces déclarations de provocatrices et incompatibles avec le droit international, ont rapporté mardi les médias internationaux. « Nous accusons Athènes d’ingérence après les appels grecs à annuler le protocole d’accord maritime conclu entre Tripoli et Ankara », a déclaré Oussama Hammad, représentant du gouvernement libyen.  « Ces déclarations sont provocatrices et incompatibles avec le droit international », a-t-il ajouté. Hammad a précisé que la Libye n’autorise aucune partie extérieure à parler en son nom et entend préserver ses choix juridiques et diplomatiques en Méditerranée orientale. Il a affirmé que le pays conserve son droit souverain à protéger ses intérêts maritimes, ajoutant que le protocole d’accord avec Ankara relève d’une décision légitime de l’autorité libyenne concernée. Le gouvernement de l’Est de la Libye, dirigé par Oussama Hammad et appuyé par les forces du maréchal Khalifa Haftar, a vivement critiqué les ingérences flagrantes de responsables grecs dans les affaires libyennes. Cette réaction intervient quelques jours après qu’Athènes a exhorté la Libye à renoncer au mémorandum d’entente maritime signé avec la Turquie en 2019. Dans un communiqué, l’exécutif basé à Benghazi a reproché aux autorités helléniques de vouloir « dicter » leur conduite à l’institution législative libyenne. Le gouvernement dénonce également des « remarques grecques » perçues comme le reflet de « tensions politiques internes » à Athènes, que la Grèce chercherait à « exporter » à travers une « escalade verbale et des revendications irréalistes ». Le gouvernement de l’Est a appelé la partie grecque à respecter le droit international et à éviter toute « déclaration provocatrice » susceptible d’alimenter les tensions régionales.

« Les prises de position de responsables grecs ne servent pas la stabilité en Méditerranée et s’éloignent des aspirations des peuples à des relations fondées sur la coopération et le bon voisinage », a indiqué Musbah Douma, deuxième vice-président de la Chambre des représentants. Il a dénoncé dimanche ce qu’il qualifie d’ingérence dans les affaires internes libyennes. De son côté, le président du Parlement grec, Nikitas Kaklamanis, avait invité le président de la Chambre des représentants libyenne, Aqila Saleh, à abroger l’accord maritime conclu avec Ankara, estimant qu’une telle décision « irait dans l’intérêt de la Libye ».  Cette intervention a ravivé les tensions entre Athènes et les autorités parallèles de l’Est, dans un contexte toujours marqué par la rivalité gréco-turque en Méditerranée orientale.ACP/

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