Burundi juge regrettable la position rwandaise sur la candidature de Macky Sall à l’ONU

Kinshasa, 29 mars 2026 (ACP).- Le Représentant permanent du Burundi auprès de l’Union africaine, a jugé regrettable la position rwandaise concernant la procédure ayant conduit au rejet du soutien continental à la candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’ONU, ont écrit dimanche les médias internationaux.

«Je regrette et rejette les critiques du Rwanda sur la tentative de soutien continental à Macky Sall», a déclaré Willy Nyamitwe.

«La procédure suivie était conforme aux règles et ne constitue pas une crise institutionnelle», a-t-il ajouté.

Le diplomate burundais a jugé «regrettables» les propos du ministre rwandais des Affaires étrangères, estimant qu’ils «déforment les procédures établies» de l’UA et «personnalisent inutilement» un processus institutionnel qu’il qualifie de «routinier».

Le Représentant permanent du Burundi auprès de l’Union africaine (UA), a vivement réagi aux critiques du Rwanda concernant la procédure ayant conduit au rejet du soutien continental à la candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’ONU.

Réfutant toute irrégularité, Willy Nyamitwe a rappelé que le recours à la procédure du silence constitue un mécanisme «bien établi» au sein de l’organisation panafricaine.

«Le fait que certains États membres aient rompu le silence ne constitue pas une crise», a-t-il soutenu, y voyant au contraire la preuve d’un fonctionnement normal et d’une consultation effective entre États.

Le diplomate a également défendu le rôle du président burundais Évariste Ndayishimiye, président en exercice de l’UA, affirmant qu’il a agi «conformément à son mandat et dans le respect des règles».

Il a cité les instructions données à la Commission de l’UA pour transmettre le projet de décision aux États membres via la procédure du silence, «selon les règles et procédures de l’Union».

Concernant le délai de 24 heures décrié, Willy Nyamitwe a assuré qu’il ne relevait pas du président de l’UA, mais d’une gestion interne au niveau du Comité des représentants permanents (PRC), malgré des réserves exprimées par les services juridiques et le secrétariat.

Il a par ailleurs dénoncé des accusations «exagérées» évoquant une violation des règles ou une atteinte à l’image de l’UA, estimant que ce type de déclarations risque d’affaiblir la crédibilité des institutions continentales.

Selon lui, aucune décision n’a été imposée aux États membres, soulignant que la rupture du silence traduit au contraire l’exercice de leur souveraineté dans le respect des procédures en vigueur.

Appelant à «la retenue» et au respect des usages diplomatiques, Willy Nyamitwe a enfin plaidé pour un traitement des divergences «dans un esprit de collégialité», mettant en garde contre les prises de position publiques susceptibles de nuire à l’engagement constructif au sein de l’organisation. ACP/C.L.

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