Kinshasa, 21 août 2026 (ACP). –La présidente de la Cour pénale internationale (CPI) a mis en garde vendredi contre « la disparition de l’Etat de droit international » après avoir été visée par des sanctions américaines, selon les médias internationaux.
« L’important est que cela ne marque pas le début de la disparition de l’ordre juridique international. J’avais anticipé, dans une certaine mesure, les sanctions prononcées contre moi cette fois-ci, donc je ne suis pas surprise », a déclaré Tomoko Akane, présidente de la CPI.
Les sanctions américaines imposées à la CPI, interdisant notamment aux juges d’entrer aux États-Unis et bloquant toute transaction immobilière ou financière avec eux dans l’économie américaine, constituent principalement une réponse de Washington DC aux enquêtes menées par la CPI à l’encontre d’Israël, qui, en 2O24, a émis un mandat d’arrêt contre le Premier ministre Benjamin Netanyahu, à cause de la guerre à Gaza contre le Hamas.
Pour sa part, le secrétaire d’État américain a assuré le démantèlement de la CPI, qualifiée de juridiction politisée, rappelant que les États-Unis vont poursuivre leur campagne de lutte contre les abus du pouvoir de cette juridiction pénale internationale.
« L’administration Trump est claire : la Cour pénale internationale (CPI) est une juridiction fatalement politisée, qui abuse avec malveillance de son autorité et outrepasse son mandat. Les Etats-Unis poursuivent ainsi leur campagne diplomatique lancée en juillet dernier pour lutter contre les abus de pouvoir de la CPI », a dit Marco Rubio, secrétaire d’État américain.
En réaction, le premier ministre israélien a remercié le chef de la diplomatie américaine d’avoir déclaré que les responsables de la CPI devront répondre de leurs actes.
« Merci au secrétaire d’État, Marco Rubio, pour avoir mené les efforts résolus de l’administration Trump contre les abus illégitimes de la CPI, et pour avoir clairement déclaré que les responsables corrompus qui dirigent la CPI devront en assumer les conséquences », a salué Benjamin Netanyahou, premier ministre d’État d’Israël.
Le Japon déplore les sanctions américaines contre la CPI
Par ailleurs, le Japon, principal contributeur au financement de la Cour Pénale Internationale et proche allié des Etats-Unis, avait déploré, dans un communiqué du ministère des affaires étrangères, des mesures très regrettables de la part de l’administration Trump, rappelant son soutien à la CPI dans ses efforts visant à poursuivre et à punir les crimes les plus graves qui préoccupent la communauté internationale et à faire respecter l’État de droit.
Pour rappel, les États-Unis avaient lancé en juillet dernier une offensive diplomatique majeure contre la CPI, l’accusant de menacer les Américains et faisant pression sur ses partenaires pour qu’ils s’en retirent, tandis que cette juridiction pénale internationale, fondée en 1998 puis entrée en fonctions en 2OO2, s’emploie à juger les personnes accusées de génocide, de crime contre l’humanité, crime d’agression et crime de guerre.
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