Crise au Soudan : «La partition de Khartoum constitue une ligne rouge pour l’Égypte» (représentant permanent de l’Égypte auprès de l’ONU)

Kinshasa, 02 juillet 2026 (ACP).- Le représentant permanent de l’Égypte auprès de l’ONU a affirmé jeudi que la partition du Soudan ou la création d’entités parallèles à l’État constituent une ligne rouge pour l’Égypte, ont rapporté les médias internationaux.

«La partition du Soudan ou la création d’entités parallèles à l’État constituent une ligne rouge pour l’Égypte», a déclaréIhab Awad, représentant permanent de l’Égypte auprès de l’ONU.

« L’Egypte dénonce les violations du droit international humanitaire attribuées aux Forces de soutien rapide (FSR), notamment dans la région d’Al-Obeid et met en garde également contre les effets de la poursuite des transferts d’armes et de l’arrivée de combattants étrangers, estimant que ces développements aggravent les risques d’extension du conflit », a-t-il ajouté devant le Conseil de sécurité de l’ONU

Cette déclaration intervient alors que les affrontements entre l’armée soudanaise et les Forces de soutien rapide (FSR) continuent d’alimenter les craintes d’une fragmentation durable du pays.

Pour Le Caire, la stabilité du Soudan demeure un enjeu stratégique pour la sécurité de l’Égypte, mais aussi pour l’ensemble de la Corne de l’Afrique et du bassin de la mer Rouge.

« L’Égypte est passée d’une phase d’alerte à une phase d’initiative », a résumé le diplomate.

Selon Salah Halima, membre du Conseil égyptien des Affaires étrangères, l’Égypte œuvre à la réactivation du mécanisme quadripartite réunissant l’Égypte, l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et les États-Unis, en coordination avec le groupe composé des Nations Unies, de l’Union africaine, de la Ligue arabe, de l’IGAD et de l’Union européenne.

Selon les sources, Le Caire a défendu une feuille de route articulée autour d’une trêve humanitaire, suivie d’un cessez-le-feu, avant l’ouverture de deux volets de négociations. Le premier, dans le cadre du processus de Djeddah, porterait sur les questions sécuritaires, notamment le désarmement et l’intégration des groupes armés. Le second viserait à engager un dialogue politique entre les forces civiles soudanaises non impliquées dans les combats, en vue d’une transition institutionnelle et d’un programme de reconstruction.

Les responsables égyptiens redoutent notamment que le siège d’Al-Obeid ne reproduise le scénario observé à El-Fasher, avec une aggravation de la crise humanitaire, de nouveaux déplacements de populations et l’émergence d’autorités concurrentes. En multipliant les consultations diplomatiques, Le Caire cherche ainsi à fédérer les principaux acteurs régionaux et internationaux autour d’un règlement politique destiné à préserver l’unité de l’État soudanais. ACP/

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