L’Allemagne accuse l’Ukraine d’avoir ordonné le sabotage de Nord Stream en 2022

Kinshasa, 02 juillet 2026 (ACP).- Le parquet allemand a accusé jeudi les autorités ukrainiennes d’avoir ordonné le sabotage des gazoducs russo-allemands Nord-Stream peu après l’invasion russe de l’Ukraine, au lendemain de l’inculpation d’un premier suspect, selon les médias internationaux.

«Le suspect et d’autres militaires ont élaboré, à la demande des autorités ukrainiennes, un plan visant à détruire les gazoducs Nord Stream 1 et Nord Stream 2 (…) ces conduites sous-marines ont été sabotées à l’explosif en septembre 2022 », a indiqué un communiqué du parquet.

Selon les sources, l’accusé avait été arrêté le 21 août 2025 en Italie puis extradé en septembre d’Italie vers l’Allemagne. Identifié sous le nom de Serguiï Kuznietsov, celui-ci avait affirmé qu’il était à l’époque des faits, jusqu’en 2023, un commandant de l’armée ukrainienne soutenant qu’il était en Ukraine au moment du sabotage.

L’accusation stipule que le suspect et ses complices (plongeurs, skipper et artificier) ont loué un voilier en Allemagne avant de mettre cap sur l’île danoise de Bornholm. De là, son équipe a fixé des charges explosives sur les tuyaux, avant de les activer et de détruire les gazoducs.

«L’objectif était d’empêcher durablement les livraisons de gaz via les gazoducs et de faire en sorte que la Russie ne puisse plus utiliser les revenus issus du commerce du gaz naturel pour financer son effort de guerre », a noté le parquet.

Poursuivant que «Nord Stream 2 n’était pas en service, Nord Stream 1 fournissait, avant l’invasion russe de l’Ukraine, environ la moitié des besoins annuels en gaz naturel de l’Allemagne».

En outre, Berlin a été critiqué pour Nord Stream, lancé en 2011, car les tubes ont accru la dépendance énergétique européenne à l’égard d’un pays hostile.

Il sied de noter qu’après l’invasion, l’Union Européenne a dû mettre fin à l’essentiel de ses importations d’hydrocarbures russes, entraînant une envolée des coûts de l’énergie.

Par ailleurs, l’Ukraine n’a jamais reconnu sa responsabilité dans le sabotage, mais elle n’a pas non plus caché sa satisfaction, jugeant légitimes toute attaque en mesure d’affaiblir la capacité du Kremlin à financer sa guerre.

ACP/

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