Kinshasa, 10 décembre 2025 (ACP).- Le ministre français délégué chargé de l’Europe a demandé mercredi à la Commission européenne « de faire toute la lumière » sur de potentiels financements européens destinés à des organisations non gouvernementales qui auraient pu être détournés au profit du groupe islamiste palestinien Hamas, ont écrit les médias internationaux.
« J’ai été récemment alerté par des soupçons quant à la mise en place par le Hamas dès 2020 de contrôles des organisations non gouvernementales et internationales, opérant sur les territoires palestiniens », a déclaré Benjamin Haddad, ministre français délégué chargé de l’Europe.
« La France considère qu’il n’est pas tolérable que des financements européens aient été versés à des organisations, opérant pour des objectifs humanitaires, dont les structures auraient été placées sous une forme d’ingérence par les réseaux du Hamas », a-t-il ajouté.
M. Haddad a estimé que ces organisations internationales ne devraient pas se retrouver en situation d’accepter l’appui d’une structure considérée comme terroriste au niveau européen pour pouvoir opérer et fournir leurs services humanitaires, toute la lumière sur ces allégations
Outre la demande de transparence et la mise en place d’outils opérationnels permettant de mieux contrôler les flux, la France préconise un mécanisme de suspension de financement « plus robuste ».
« Face à ces violations persistantes des droits et des valeurs européennes par des acteurs tiers, l’Union, ses agences et ses opérateurs ainsi que les États membres doivent redoubler de vigilance », a-t-il relevé.
Rappelant que l’Union européenne est un bailleur de certaines de ces organisations humanitaires telles que CESVI, Handicap International, Norwegian Refugee Council ou International Medical Corps, le ministre français délégué chargé de l’Europe a noté que « ces informations soulèvent des préoccupations majeures quant à l’intégrité des financements européens et à la protection des contribuables européens qui doivent pouvoir être assurés que leurs contributions servent exclusivement à des objectifs humanitaires ».
Par ailleurs, en mai dernier, le ministre français avait demandé à Bruxelles de renforcer le contrôle des financements européens pour qu’ils n’aillent pas à des acteurs « liés à l’antisémitisme ou à l’islamisme
« Avec l’Autriche et les Pays-Bas, la France a porté au niveau européen des propositions visant à s’assurer du respect de la promotion des valeurs européennes par les bénéficiaires des financements européens », a rappelé Benjamin Haddad.
ACP/C.L.

