Forum alimentaire mondial: plaidoyer pour protéger producteurs du cacao et forêts 

Rome, 14 octobre 2026 (ACP).- Un plaidoyer en faveur d’une mise en œuvre plus équitable des exigences environnementales imposées aux pays producteurs de cacao a été lancé mercredi par le ministre de l’Agriculture à Rome , lors du panel 2 « De la fève à la tablette : garantir que la valeur du chocolat profite aux cacaoculteurs » dans le cadre du Forum mondial alimentaire en Italie. 

«Affirmant que son pays nourrit l’ambition de devenir le premier producteur mondial de cacao », le ministre Moyindo Nzangi a insisté sur la nécessité de concilier les objectifs de développement agricole avec la préservation des ressources forestières et les nouvelles normes européennes relatives à la déforestation.

Au cœur de son intervention, il a alerté sur les difficultés que rencontrent les producteurs pour se conformer aux exigences du marché européen.

 « Nous sommes moins préparés pour la dynamique de l’Union européenne parce que cela demande que les cultivateurs prennent en charge le coût de la conformité que nous voulons faire dans le domaine du cacao», a-t-il expliqué.

Face à cette situation, le responsable gouvernemental co golais du secteur agricole a assuré que l’État entend prendre ses responsabilités afin d’éviter que ces contraintes ne se traduisent par une perte de revenus pour les cacaoculteurs. « Le gouvernement prend le lead pour défendre nos producteurs à travers une stratégie de protection de la forêt», a-t-il déclaré.

Le ministre Moyindo a également tenu à défendre la position de son pays sur la question de la déforestation, estimant que certaines réalités locales méritent d’être mieux prises en compte dans les débats internationaux. « Notre plaidoyer va du fait qu’il n’y a aucune plantation de cacao dans les zones forestières protégées», a-t-il affirmé.

Selon lui, la situation concerne plutôt des terres agricoles historiquement exploitées à l’intérieur de certaines réserves forestières. « l y a des terres agricoles qui sont dans les réserves forestières dans le pays. Ce sont ces terres qui sont utilisées pour la culture du cacao», a précisé le ministre.

À Rome, le ministre a ainsi appelé à une approche équilibrée qui permette de protéger les forêts tout en évitant de transférer aux producteurs le fardeau financier des nouvelles réglementations.

Pour lui, la durabilité de la filière cacao ne pourra être garantie que si les cacaoculteurs, premiers acteurs de la chaîne de valeur, sont accompagnés et justement rémunérés.

Auparavant, le ministre Moyindo avait présenté un plan d’investissements agricoles ambitieux dans le cadre du programme des investissements main dans la main de la FAO. ACP/

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