France : l’UE défend le droit de manifester pacifiquement et condamne les violences

Kinshasa, 19 octobre 2026 (ACP).- La Commission européenne a défendu lundi le droit de manifester pacifiquement, tout en condamnant les violences, les incendies volontaires, les pillages et les attaques visant des personnes et des bâtiments publics, dans un contexte de troubles persistants en France, ont rapporté les médias internationaux.

« Le droit de manifester pacifiquement est un droit fondamental dans tous les pays démocratiques et doit être protégé », a déclaré Markus Lammert, porte-parole de la Commission européenne.

« J’ai qualifié d’inacceptables les actes de violence, les incendies volontaires, les pillages ainsi que les attaques contre des personnes ou des bâtiments publics », a-t-il ajouté.

La Commission européenne soutient les efforts des autorités françaises pour assurer la sécurité publique et surveille de près les plateformes numériques face aux risques d’amplification des violences

De son côté, le porte-parole de la Commission européenne, Thomas Regnier, a rappelé la responsabilité des plateformes numériques face aux risques d’utilisation abusive de leurs services et de leurs algorithmes pendant les troubles, notamment en matière d’amplification des violences et d’incitation à la violence.

Selon les mêmes sources, Markus Lammert a également  a indiqué que l’Union européenne soutenait les efforts des autorités françaises visant à protéger les personnes, les biens et les institutions publiques, dans le plein respect des droits fondamentaux.

« Le maintien de l’ordre relevait de la compétence des autorités nationales, précisant que les enquêtes sur les incidents se poursuivaient au niveau national », a-t-il dit.

Par ailleurs, se référant au règlement européen sur les services numériques (Digital Services Act, DSA), Regnier a expliqué que les plateformes étaient tenues d’évaluer et d’atténuer les risques liés à la diffusion ou à l’amplification de contenus violents en ligne, quelle qu’en soit l’origine.

Il a révèle que la Commission restait en contact étroit avec les autorités françaises et le coordinateur français pour les services numériques.

Selon les chiffres officiels cités dans le rapport, près de 1 000 membres des forces de l’ordre ont été blessés, environ 1 500 commerces ont été pris pour cible et quelque 2 400 interpellations ont été effectuées.

Les dégâts occasionnés par ces violences sont estimés à plusieurs centaines de millions d’euros, selon les mêmes données.

Sied de rappeler que, ces déclarations interviennent après les manifestations organisées samedi à travers la France, marquées par des violences et des pillages dans plusieurs villes. ACP/

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