Kinshasa, 1er janvier 2026 (ACP).– Le gouvernement israélien a confirmé jeudi l’interdiction d’accès à la bande de Gaza de 37 organisations humanitaires internationales majeures auxquelles il reproche de ne pas avoir communiqué la liste des noms de leurs employés, désormais exigée officiellement pour des raisons de sécurité, ont rapporté les médias internationaux.
« Les licences des organisations ont expiré et il leur est interdit d’acheminer de l’aide. Elles ont deux mois pour retirer leurs équipes », a déclaré Gilad Zwick, porte-parole du ministère de la Diaspora et de la lutte contre l’antisémitisme.
Selon les sources, cette mesure fait craindre de nouveaux ralentissements dans la fourniture d’aide à Gaza, région dévastée par deux ans de guerre entre Israël et Hamas, dont une majorité des habitants a urgemment besoin de logements, soins et nourriture, suggérant aussi une volonté de surveillance des employés palestiniens par Israël, jugée illégale par certaines ONG.
D’ici le 1er mars.
« Si elles daignent nous soumettre les documents qu’elles ont refusé de nous fournir au cours des dix derniers mois, nous examinerons leur demande », a affirmé Gilad Zwick.
Dans un communiqué, le ministère israélien de la Diaspora et de la lutte contre l’antisémitisme a indiqué que cette exigence visait à empêcher l’infiltration d’opérateurs terroristes au sein des structures humanitaires étrangères.
« L’assistance humanitaire est la bienvenue, l’exploitation des cadres humanitaires à des fins de terrorisme ne l’est pas », a martelé michai Chikli, ministre de la Diaspora et de la lutte contre l’antisémitisme.
Israël a été vivement critiqué par la communauté internationale à l’approche de l’échéance – mercredi minuit heure locale imposée aux ONG pour se soumettre à leurs nouvelles obligations.
Parmi ces organisations figurent de grands acteurs du secteur, dont Médecins sans frontières (MSF), le Norwegian Refugee Council (NRC), Care, World Vision ou Oxfam.
ACP/C.L.

