Genève : « Les États-Unis et l’Iran sont ouverts à des idées nouvelles et créatives », (médiateur omanais)

Kinshasa, 27 février 2026 (ACP).- Le ministre omanais des Affaires étrangères a affirmé que les États-Unis et l’Iran étaient ouverts à de nouvelles idées dans le cadre de la troisième session de leurs pourparlers en cours à Genève pour apaiser la tension et écarter l’idée d’une confrontation militaire entre les deux pays, ont écrit les médias internationaux.

« Les négociateurs font preuve d’une ouverture sans précédent à des idées et solutions nouvelles et créatives. », a déclaré Badr al-Busaidi, ministre omanais des affaires étrangères.

Le médiateur omanais a fait publier cette déclaration par son ministère, après sa rencontre avec les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner.

Les discussions de Genève portent sur l’enrichissement, les stocks d’uranium et les mécanismes de contrôle.

Le camp Washington a privilégié la diplomatie mais a déployé une armada au Moyen-Orient. Un accord pourrait permettre d’éviter une confrontation régionale aux conséquences majeures.

Du côté iranien, les sujets plus sensibles notamment missiles balistiques et réseaux d’alliés régionaux de l’Iran restent exclus des discussions immédiates, Téhéran affirmant que ses capacités militaires ne sont pas négociables.

Par ailleurs, le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a rejeté les accusations américaines concernant un programme offensif, assurant que les missiles iraniens sont strictement défensifs et volontairement limités à une portée d’environ 2 000 km.

Il a également mis en garde contre les conséquences d’une escalade, estimant qu’un conflit entraînerait toute la région dans une « guerre dévastatrice ».

De son côté, le secrétaire d’État Marco Rubio a insisté sur la priorité donnée à la diplomatie, tout en accusant l’Iran de chercher à reconstituer les bases de son programme nucléaire malgré les restrictions passées.

Selon lui, Washington s’inquiète notamment des capacités balistiques iraniennes et de leur potentiel de nuisance pour ses intérêts et ceux de ses alliés au Moyen-Orient.

Pour Téhéran, ces pourparlers représentent néanmoins une « opportunité historique », un accord étant, selon Araghchi, « à portée de main » si les États-Unis adoptent une position cohérente. L’enjeu dépasse le seul nucléaire : il s’agit d’éviter une confrontation directe alors que les forces américaines restent déployées dans toute la région et que la méfiance mutuelle atteint un niveau critique.

ACP/C.L.

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