Kinshasa, 07 avril 2026 (ACP/Xinhua).- Le ministère russe des Affaires étrangères a mis en garde contre les attaques de plus en plus fréquentes contre la centrale nucléaire de Bouchehr de la République islamique d’Iran, craignant un risque de catastrophe radioactive encore plus grave dans la région du golfe Persique que l’accident de Tchernobyl, a rapporté mardi l’Agence Chine nouvelle.
«La situation au Moyen-Orient se détériore rapidement et menace de devenir complètement incontrôlable, mais les chances d’une résolution politico-diplomatique du conflit subsistent. Moscou s’inquiète particulièrement des attaques des attaques sur la centrale nucléaire», a déclaré Lavrov Sergueï, ministre russe des affaires étrangères.
Selon la source, la Russie a exprimé sa vive préoccupation face aux frappes contre les infrastructures civiles, y compris les installations nucléaires et les sites du patrimoine culturel, ainsi qu’au nombre énorme de victimes civiles.
«Nous appelons à nouveau et de toute urgence à un cessez-le-feu immédiat. Nous saluons les efforts de plusieurs Etats, dont le Pakistan, la Turquie et la Chine, pour désamorcer les tensions autour de l’Iran dans le but d’engager un dialogue en vue d’une normalisation durable et à long terme de la situation au Moyen-Orient», a ajouté la source.
Moscou a estimé que les chances d’un règlement politico-diplomatique existent toujours, mais pour éviter qu’elles ne soient compromises, les parties doivent renoncer aux menaces, aux ultimatums et aux actions susceptibles d’aggraver le conflit, a-t-elle conclu.
Par ailleurs, les autorités russes ont ainsi appelé la communauté internationale à agir sans délai afin d’éviter une nouvelle escalade au Moyen-Orient, estimant qu’une aggravation du conflit pourrait déboucher sur une confrontation de grande ampleur, aux répercussions durables pour la stabilité mondiale.
L’Iran prêt à frapper sans restriction
En outre, l’Iran se dit désormais prêt à mener des frappes sans les limitations qu’il s’était jusqu’ici imposées, selon un communiqué du Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI).
Téhéran a affirmé être en mesure de cibler les infrastructures des États-Unis et de leurs alliés de façon à les priver durablement de pétrole et de gaz, avec des répercussions susceptibles de s’étendre bien au-delà du Moyen-Orient.
Le CGRI a souligné qu’il avait jusqu’à présent fait preuve de retenue dans le choix de ses cibles, invoquant des considérations de bon voisinage. Désormais, précise-t-il, ces contraintes sont levées, ouvrant la voie à une intensification des opérations.
ACP/ODM

