Kinshasa, 11 juin 2026 (ACP).- Le Royaume d’Arabie Saoudite a appelé jeudi les parties au conflit à la poursuite des négociations parrainées par le Pakistan et soutenues par les efforts de l’État du Qatar, en condamnant fermement la poursuite des attaques iraniennes contre la souveraineté de Bahreïn, du Koweït et de la Jordanie, ont rapporté les médias internationaux.
« Le Royaume appelle à l’apaisement et à éviter l’escalade, à privilégier la sagesse en revenant au travail diplomatique, ainsi qu’à poursuivre les négociations constructives parrainées par la République islamique du Pakistan, accompagnées par les efforts de l’État du Qatar», a indiqué le communiqué du ministère saoudien des Affaires étrangères.
« Ceci, afin d’épargner à la région et à ses peuples les conséquences d’un retour à la guerre, et de contribuer au rétablissement de la sécurité et de la stabilité dans la région et dans le monde », a précisé le communiqué.
Pour sa part, le Pakistan a appelé les États-Unis et l’Iran à respecter le cessez-le-feu malgré la reprise des affrontements, soulignant la nécessité « d’élargir l’espace » consacré à la diplomatie et au dialogue.
« Le Pakistan demeure profondément préoccupé par la situation au Moyen-Orient marquée par une récente escalade », a dit Tahir Andrabi, porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères.
De son côté, Pékin a exhorté les États-Unis et l’Iran à cesser « immédiatement » leurs opérations militaires au Moyen-Orient.
« La Chine exhorte fortement les parties concernées à cesser immédiatement leurs opérations militaires, à revenir au dialogue et à la négociation », a déclaré Lin Jian, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères.
La Russie quant à elle, a appelé également l’Iran et les États-Unis à revenir à la table des négociations, après une nouvelle nuit de bombardements au Moyen-Orient et l’annonce par Téhéran de la fermeture totale du détroit d’ormuz.
« Nous appelons toutes les parties de ce conflit à la retenue et à revenir à la table des négociations », a indiqué Dmitri peskov, porte-parole du Kremlin.
Après 100 jours de guerre et l’entrée en vigueur début avril d’un fragile cessez-le-feu, le conflit entre Washington et Téhéran a regagné en intensité, alors que les négociations tardent à accrocher d’un accord, rappelle-t-on. ACP/

