Guerre au Moyen-Orient: Trump exclut toute possibilité d’accord de cessez-le-feu avecl’Iran

Kinshasa, 15 mars 2026 (ACP).- Le président américain Donald Trump a exclu toute possibilité d’accord de cessez-le-feu avec l’Iran, estimant que les termes doivent «être très solides» pour voir le jour et inclure l’engagement de Téhéran d’abandonner ses ambitions nucléaires, ont rapporté dimanche les médias internationaux.

« L’Iran veut conclure un accord, et je ne veux pas le conclure, car les conditions ne sont pas encore suffisamment bonnes. Les termes doivent être très solides pour voir le jour et inclure l’engagement de Téhéran d’abandonner ses ambitions nucléaires », a déclaré Donald Trump.

Le président américain a estimé que le moment n’était pas encore venu pour un arrêt des hostilités, ajoutant que les États-Unis comptaient d’abord sécuriser le passage stratégique du détroit d’Ormuz.

« Nous allons balayer le détroit [d’Ormuz] avec une grande vigueur et nous sommes convaincus que nous serons rejoints par d’autres pays qui sont quelque peu entravés — et, dans certains cas, empêchés — d’accéder au pétrole », a-t-il ajouté.

Il a également invité les pays affectés par la fermeture de ce passage maritime à agir pour en assurer l’ouverture.

« Les États-Unis ont vaincu et complètement décimé l’Iran, militairement et économiquement, mais les pays du monde qui s’approvisionnent en pétrole via le détroit d’Ormuz doivent assurer la sécurité de ce passage », a-t-il dit.

« Washington apportera une aide considérable à cet égard », a-t-il précisé.

Trump a évoqué le sort du nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, qualifiant de “rumeur” les informations faisant état de son décès.

« Je ne sais même pas s’il est vivant. Jusqu’à présent, personne n’a été en mesure de le montrer », a indiqué M. Trump, ajoutant : « J’entends dire qu’il n’est plus en vie et, s’il l’est, il devrait faire quelque chose de très intelligent pour son pays : se rendre »

Les États-Unis et Israël assurent avoir fortement affaibli la République islamique depuis qu’ils ont lancé, le 28 février leur opération visant à détruire les programmes balistique et nucléaire iraniens. 

L’Iran ne voit aucune raison de négocieravec les États-Unis (ministre des Affaires étrangères)

De son côté, le ministre des Affaires étrangères iranien Abbas Araghchi a affirmé que, Téhéran « ne voit aucune raison de négocier » avec les États-Unis, après que Donald Trump a assuré que Téhéran voulait « conclure un accord » pour mettre fin à la guerre.

« Nous ne voyons aucune raison de négocier avec les Américains parce que nous étions en train de parler avec eux quand ils ont décidé de nous attaquer et c’était la deuxième fois » que cela se produisait », a indiqué Abbas Araghchi.

Le chef de la diplomatie iranienne fait référence à l’opération américaine lancée en juin 2025, au milieu de négociations entre Washington et Téhéran.

Mojtaba Khamenei, le nouveau guide suprême ayant succédé à son père tué au premier jour de la guerre, a lui-même été blessé dans les frappes et n’est toujours pas apparu publiquement. 

Le chef de la diplomatie iranienne, a assuré qu’il n’y avait «pas de problème avec le nouveau guide suprême».

« Le blocage du détroit d’Ormuz est une souffrance passagère » (ministre américain de l’Énergie)

Le ministre américain de l’Énergie Chris Wright a assuré que le blocage du détroit d’Ormuz est une « souffrance passagère, estimant que la guerre lancée par les États-Unis et Israël contre l’Iran s’achèverait dans les prochaines semaines.

« C’est vrai que nous traversons cette période de perturbations de court terme, mais mieux vaut le faire maintenant que d’avoir un Iran nucléarisé », a martelé Chris Wright.

« Il s’agit d’une souffrance passagère pour parvenir à une bien meilleure situation dans laquelle le Moyen-Orient ne peut plus être pris en otage par l’Iran », a-t-il dit au sujet du blocage du détroit d’Ormuz, par lequel transite d’ordinaire 20 % de la production mondiale d’hydrocarbures.

ACP/C.L.

Fil d'actualités

Sur le même sujet