Guerre en Ukraine : l’ONU annonce plus de 1.000 cas de violences sexuelles 

Kinshasa, 18 septembre 2O26 (ACP).-Le Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme a annoncé vendredi la documentation de plus de 1.000 cas de violences sexuelles commises depuis le début de la guerre en Ukraine, ont écrit les médias internationaux. 

« Au total, 1.004 cas de violences sexuelles ont été documentées entre le 24 février 2022, date du début de l’attaque russe contre l’Ukraine, et fin juillet. Je suis profondément alarmé par la prévalence de ces actes odieux et je crains qu’ils ne se poursuivent dans le contexte de la violence incessante dont nous sommes témoins chaque jour en Ukraine », a indiqué Volker Türk, Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme.

« Ces violences s’inscrivent dans un schéma choquant de torture, d’intimidation et de coercition depuis le début du conflit », a-t-il ajouté.

Selon les mêmes sources, ce nouveau rapport s’appuie sur des entretiens confidentiels menés auprès de centaines de victimes de violences commises par les deux parties, ainsi que sur des documents judiciaires et registres officiels, ne représentant qu’une fraction de la réalité, d’autant plus que les enquêteurs n’ont interrogé qu’environ 10 % des prisonniers libérés par les deux camps et ont dit avoir été empêchés d’accéder aux territoires ukrainiens contrôlés par la Russie.

M. Türk a également appelé à l’arrêt immédiat des violences sexuelles observées dans les deux camps, nécessitant la protection des populations civiles et des prisonniers de guerre contre la torture, en considération de la « prévalence des affres » attribuées à la Russie. 

« Les violences sexuelles doivent s’arrêter immédiatement. Ces violations sont observées dans les deux camps, mais la prévalence de celles perpétrées par la Russie demande des étapes concrètes pour protéger les civils et les prisonniers de guerre contre la torture, dont font partie les violations sexuelles », a-t-il prévenu. 

Le HCDH a appelé à des investigations rapides, en vue d’une poursuite judiciaire des responsables, précisant que les violations commises comprennent entre autres des viols collectifs, des viols, des mutilations génitales, des décharges électriques et des coups portés aux organes génitaux, ainsi que d’autres actes dégradants à caractère sexuel.

ACP/

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