Kinshasa, 20 septembre 2026 (ACP).-L’initiative prise par le secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) d’organiser une manifestation le 22 septembre prochain en République démocratique du Congo, a été saluée par un député national membre de l’Union sacrée, lors d’un entretien samedi à l’ACP.
« Il ne faut pas laisser à l’opposition le monopole de la manifestation. Le droit de manifester est un droit constitutionnel qui est reconnu à tout le monde. Ici, on veut politiser ce droit de manifester pour, quelque part, tendre à prouver que le pouvoir actuel est désavoué par le peuple. Je ne peux que saluer l’initiative du secrétaire général de l’UDPS. Il veut faire la démonstration que contrairement à ce que vous prétendez, le pouvoir actuel bénéficie de l’appui de la population, surtout par l’ampleur que cette manifestation va prendre. Donc le secrétaire général de l’UDPS a tout à fait le droit d’appeler à cette manifestation », a déclaré She Okitundu, député national.
Parlant de la responsabilité parlementaire face aux enjeux politiques actuels pour préserver la stabilité des institutions, l’élu de Lumumbaville a souligné que le Parlement a pour rôle de légiférer, contrôler le gouvernement, mais aussi de faire des recommandations.
« Le Parlement est là pour légiférer, contrôler le gouvernement, mais en même temps faire des recommandations. Tout ce qui rentre dans les attributions du Parlement, c’est d’assumer ses responsabilités », a-t-il expliqué.
Sur le plan externe, She Okitundu a mis en avant la diplomatie parlementaire menée par les deux Chambres pour obtenir des sanctions contre l’agresseur.
« Sur l’aspect externe, le Parlement accorde une grande importance à la diplomatie parlementaire. Vous avez vu à la fois les responsables des deux Chambres faire le tour du monde pour défendre la République démocratique du Congo et demander une pression et des sanctions contre l’agresseur pour qu’il retire ses troupes », a-t-il rappelé, avant d’insister du point de vu interne, sur la nécessité de dépasser les clivages majorité-opposition lorsque le pays est agressé, afin de rétablir la cohésion nationale et mener des réformes.
« Sur le plan interne, ce n’est pas pour rien qu’on nous dit élus légitimes, il y a 500 députés nationaux, 108 sénateurs, et sur ces 608, il y a une forte majorité de l’Union sacrée. Mais lorsque le pays est agressé, il n’y a plus d’opposition ni de majorité. Nous devons assumer nos responsabilités pour faire en sorte que non seulement on repousse les troupes étrangères hors du territoire, mais qu’en même temps on rétablisse la cohésion nationale et que l’on procède à des réformes que la situation politique, économique et sociale du pays réclame », a-t-il conclu.
ACP/ Ngo./NR (SP)

