Guinée-Bissau : Embaló annonce son retour le 04 octobre au pays

kinshasa, 29 septembre 2026(ACP).-L’ancien président bissau-guinéen Umaro Sissoco Embaló a annoncé mardi son retour au pays, moins d’un an d’exil après sa  destitution par un coup d’Etat militaire, ont
informé le medias internationaux.


« j’annonce mon retour au pays le 04 octobre prochain après plusieurs mois d’exil consécutifs et Oui, je serai candidat aux élections présidentielle et je me présenterai sous les couleurs de la plateforme républicaine », a déclaré Umaro Sissoco Embalé , ancien président bissau – guinéen


En effet ,le 26 novembre 2025 des militaires avaient annoncé la prise du contrôle du pays et ont suspendu le processus électoral, quelques heures avant la proclamation des résultats de l’élection présidentielle du 23 novembre de la même année.


Umaro Sissoco Embaló avait  affirmé son arrestation  dans son bureau au palais présidentiel.

Par ailleurs le général Horta N’Tam avait ensuite été investi président de la transition à la tête du Haut Commandement militaire pour la restauration de la sécurité nationale et de l’ordre public.

Ce coup d’Etat avait mis fin au processus électoral et a entraîné la suspension de la Guinée-Bissau des organes de décision de la Cédéao.


L’organisation régionale avait exigé le rétablissement de l’ordre constitutionnel et dépêché une mission de médiation, avec notamment le Sénégal.

Peu de temps après, les autorités de transition ont engagé une réforme institutionnelle et le 30 août 2026, les Bissau-Guinéens ont été appelés à se prononcer par référendum sur une nouvelle Constitution adoptée par le Conseil national de transition.

De son côté, La Commission nationale des élections (CNE) avait proclamé le 1er septembre la victoire du « oui », avec 383.117 voix, soit 70 % des suffrages valides, contre 160.904 voix pour le « non ». Sur 914.428 électeurs inscrits, 572.714 ont participé au scrutin.

En outre, la réforme approuvée prévoit notamment un renforcement des prérogatives du président de la République dans l’exercice du pouvoir exécutif, ainsi qu’une redéfinition du rôle du Premier ministre et du Parlement. Elle a ouvert  ainsi une nouvelle séquence institutionnelle avant les élections générales du 6 décembre prochain.

La Cédéao avait pris acte de ce calendrier comprenant le référendum du 30 août et les élections générales du 6 décembre, tout en appelant les autorités de transition à garantir un processus transparent et inclusif. Le Sénégal avait été désigné comme facilitateur du dialogue entre les différentes parties bissau-guinéennes.

Le retour annoncé d’Umaro Sissoco Embaló et sa candidature interviennent ainsi à l’approche du scrutin présidentiel, organisé dans le nouveau cadre institutionnel issu de la transition et du référendum constitutionnel.

ACP/

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