Kinshasa, 9 aout 2026 (ACP).- Le gouvernement japonais a relancé dimanche le débat sur la dissuasion nucléaire lors de la cérémonie commémorative du 81e anniversaire des bombardements atomiques de Hiroshima et Nagasaki, ont rapporté les médias internationaux
«En ce jour, le gouvernement japonais plaide pour relancer le débat sur la dissuasion nucléaire, (…) Plus aucun tabou n’est de mise en matière d’armes nucléaires », a déclaré Shinjiro Koizumi, Ministre japonais de la Défense.
Selon lui, c’est aussi ce que pense toute l’aile la plus conservatrice de la coalition, dirigée par la Première ministre nationaliste Sanae Takaichi.
« Le gouvernement de Sanae Takaichi mène actuellement une vaste révision de la stratégie de défense, face à l’expansion des ambitions militaires de la Corée du Nord et de la Chine, appelant à un renforcement de son armée avec un sentiment d’urgence et de crise », a-t-il ajouté
Poursuivant :«qu’à ses yeux, en cas de crise majeure avec la Chine par exemple, concernant Taïwan , Tokyo doit autoriser le Pentagone à entreposer de telles armes dans les bases militaires qu’il possède au Japon, et lui permettre de stationner dans les eaux territoriales nippones ses sous-marins lanceurs d’engins, capables de tirer des missiles nucléaires de longue portée»
Selon les sources, sa position ambiguë avait immédiatement suscité l’inquiétude des survivants des bombardements atomiques américains de 1945 et de tous les pacifistes de l’archipel. Et en décembre dernier, un haut responsable de l’administration, gardant l’anonymat, avait déclaré lors d’un échange officieux avec des médias locaux qu’il estimait que le Japon devrait posséder des armes nucléaires.
Il sied de noter que Tokyo avait déjà levé l’interdiction qu’il s’était lui-même imposée sur les exportations d’armement, l’augmentation des dépenses de défense de façon conséquente et a milité pour une révision de la Constitution pacifiste du pays.
La coalition au pouvoir envisage également de doter l’armée nippone de sous-marins à propulsion nucléaire. Le cas échéant, ce serait tout autant un tournant majeur, l’archipel s’étant toujours engagé à n’utiliser l’atome qu’à des fins civiles et non militaires, rappelle-t-on. ACP/

