Kinshasa, 10 décembre 2025 (ACP).- Le porte-parole du gouvernement béninois a indiqué mercredi que les autorités n’excluent aucune hypothèse concernant d’éventuelles complicités ou instigations extérieures dans la tentative de coup d’État avortée du 7 décembre dernier, ont écrit les médias internationaux.
« En pareille circonstance, il me semble qu’aucune hypothèse n’est à exclure. Nous, du côté du gouvernement béninois, nous n’accusons personne. Nous ne soupçonnons même personne à ce stade », a déclaré Wilfried M. Houngbedji, porte-parole du gouvernement béninois.
Le secrétaire général adjoint du gouvernement a néanmoins reconnu avoir observé sur les réseaux sociaux d’où provenaient « les renforts aux mutins en matière de désinformation ».
« Nous avons vu ça et nous savons exactement d’où ça vient. Les enquêtes nous permettront in fine de connaître les tenants et les aboutissants de ce qui s’est passé et donc de savoir s’il y a eu des complicités ou des instigateurs venant de l’extérieur », a-t-il affirmé, sans donner davantage de précisions.
Par ailleurs, concernant le principal auteur présumé, le lieutenant-colonel Tigri Pascal, chef du Comité militaire pour la Refondation, le porte-parole gouvernemental est resté prudent.
Une coopération internationale sollicitée
Selon le gouvernement béninois : « si les suspects se trouvent effectivement dans les pays voisins, la coopération sous régionale, la coopération internationale, l’intelligence, seront entreprises par notre pays, nos services compétents, pour quel que soit là où ils se poseraient, demander et obtenir qu’on nous le livre ».
« L’objectif affiché est de faire comparaître les auteurs présumés afin qu’ils viennent répondre de ces actes » et révéler les raisons et même les commanditaires de la tentative de déstabilisation », a précisé M. Houngbedji.
Selon le porte-parole, un « groupuscule » d’une centaine à 200 soldats sur plusieurs milliers que compte l’armée béninoise a participé à cette tentative, la majorité n’ayant « certainement même pas conscience de l’aventure » dans laquelle ils étaient embarqués.
En outre, deux hauts gradés, le général Issa et le colonel Gomina, pris en otage durant les événements, ont été libérés au petit matin du lundi 8 décembre. Un policier ayant fait des déclarations sur les réseaux sociaux a été appréhendé et se trouve « au maire de la police judiciaire », a-t-il- indiqué.
Par ailleurs, le gouvernement a promis de tirer « tous les enseignements » de ces événements qui ont particulièrement choqué la population béninoise. ACP/C.L.

