Kenya : le gouvernement clarifie la portée de nouvelles mesures migratoires

Nairobi, 8 septembre (ACP). – Le gouvernement kényan a clarifié, lundi, la portée de nouvelles mesures concernant les activités commerciales exercées par des ressortissants étrangers, soulignant qu’elles ne constituent pas une interdiction générale visant les citoyens de la Communauté d’Afrique de l’Est (CEA) , a appris l’ACP mardi de source administrative.

« Pour répondre de manière constructive, le gouvernement du Kenya met en place une fenêtre formelle de documentation et d’enregistrement. Nous appelons tous les ressortissants non documentés de la Communauté d’Afrique de l’Est à se présenter immédiatement auprès de leurs Hautes Commissions ou ambassades respectives pour un enregistrement formel de leur identité », a déclaré Charles Owino, porte-parole du gouvernement kényan.

Cette clarification intervient après les instructions données le 2 septembre par le Président William Ruto concernant les activités de commerce de détail à petite échelle exercées par des ressortissants étrangers sans autorisation appropriée. L’application de ces mesures devait débuter lundi.

M. Owino a précisé que les dispositions visent notamment à protéger les secteurs vulnérables de l’économie nationale, à sauvegarder les moyens de subsistance locaux et à préserver l’intégrité des systèmes d’identité.

Le porte-parole a également réaffirmé l’attachement du Kenya au Protocole du marché commun de la CEA, rejetant les interprétations présentant les directives comme une mesure hostile à l’égard des ressortissants des pays voisins.

« Nous ne considérons pas nos voisins africains comme des étrangers, mais comme des frères et sœurs de notre Jumuiya partagée. Notre histoire, notre culture et notre destin sont profondément liés », a-t-il ajouté.

Durant la période d’enregistrement, les personnes concernées seront présumées légalement présentes sur le territoire kényan. Le ministère des Affaires étrangères coordonnera le processus avec les missions diplomatiques concernées.

Les autorités ont également demandé aux services de sécurité et aux administrations locales de s’abstenir de tout harcèlement ou de toute discrimination à l’encontre des ressortissants étrangers déjà documentés ou engagés dans le processus de régularisation.

ACP/CIN

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