Kinshasa, 10 juin 2026 (ACP).- L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a averti mercredi que la crise humanitaire en Somalie s’aggrave rapidement sous l’effet conjugué d’une sécheresse prolongée, et de graves perturbations économiques provoquées par le conflit au Moyen-Orient, ont écrit les médias internationaux.
« La crise humanitaire en Somalie s’aggrave rapidement sous l’effet conjugué d’une sécheresse prolongée, des risques d’inondations liés au phénomène climatique El Niño et de graves perturbations économiques provoquées par le conflit au Moyen-Orient », a indiqué un communiqué de la FAO.
Selon la source, la hausse des coûts de l’énergie alimente l’inflation rendant les produits de première nécessité de plus en plus inabordables pour les ménages vulnérables et fragilisant davantage les marchés locaux.
Cette flambée a des répercussions sur l’ensemble de l’économie, notamment sur les prix des denrées alimentaires, des transports, des services publics et des autres services essentiels.
« La forte hausse des prix des carburants alimente l’inflation dans les secteurs de l’alimentation, des transports, des services publics et des services, augmentant considérablement les coûts logistiques », a déclaré Gordon Dudi, coordinateur du groupe sectoriel de la sécurité alimentaire de la FAO, indiquant que les contraintes pesant sur le financement international risquent d’entraîner une réduction de l’aide humanitaire.
Pour sa part, le représentant de la FAO en Somalie, Etienne Peterschmitt, a estimé que l’aide humanitaire devait être poursuivie tout au long de 2026 et jusqu’en 2027 afin de prévenir une aggravation de la crise et d’aider les populations à faire face aux effets attendus d’El Niño.
En outre, cette mise en garde intervient alors que les dernières données du Système de gestion de l’information sur l’eau et les terres en Somalie (SWALIM), géré par la FAO, ont indiqué que les récentes précipitations ont apporté un répit temporaire dans certaines régions du pays. Toutefois, le niveau de la rivière Shabelle reste dangereusement élevé.
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