«La meilleure chose que Trump ait faite, c’est d’avoir changé la politique migratoire» (Ministre grec des Migrations)

Kinshasa, 1O août 2O26 (ACP).- Le ministre grec des Migrations a affirmé lundi que la meilleure chose faite par le président américain Donald Trump est le changement de la politique migratoire aux États-Unis et en Europe, estimant que l’Europe a une mauvaise politique en la matière, ont rapporté les médias internationaux.

« Pour moi, la meilleure chose que le président Donald Trump ait faite, c’est d’avoir changé la politique migratoire aux Etats-Unis, mais aussi en Europe. Nous avions une mauvaise politique migratoire en Europe. Je suis un admirateur du président Trump », a déclaré Thanos Plevris, ministre grec des Migrations.

« De même, si le vice-président américain JD Vance, dont un discours aux Européens sur leur politique migratoire avait suscité la controverse l’année dernière, venait aujourd’hui ici, non seulement en Grèce, mais aussi en Europe, il constaterait que l’Europe a modifié sa politique migratoire. Nous avons une politique stricte, mais juste», a-t-il ajouté.

Pour lui, les sondages et le message des citoyens sur le sujet sont clairs.

Auteur d’une nouvelle loi qui a considérablement durci les conditions d’accueil pour les migrants et les demandeurs d’asile, Thanos Plevris est également adepte des centres en dehors de l’Europe pour y renvoyer les exilés déboutés, décrits comme « hubs » de retour.

Cette politique est vivement critiquée par des ONG, inquiètes notamment de «l’affaiblissement et de la dégradation continus des services aux mineurs non accompagnés ».

Sur les récents évènements dans l’enclave espagnole de Ceuta, où 72.000 migrants ont franchi la frontière depuis le Maroc, lors d’un mouvement d’une ampleur sans précédent, Thavos Plevris a jugé que l’Union européenne doit disposer d’un instrument institutionnel pour faire face à des situations extrêmes de ce genre.

Il a rappelé que la Grèce a été confrontée à des situations similaires en 2020 et estimé que certaines politiques nationales, telles que les régularisations massives de migrants, peuvent fonctionner comme un facteur d’attraction pour les réseaux de passeurs et « l’immigration illégale ».

En février 2O25, le vice-président des États-Unis a appelé les européens à changer de cap face à l’immigration, au lendemain de l’attaque à la voiture-bélier à Munich, en Allemagne, dont le suspect était un afghan demandeur d’asile.  ACP/

Fil d'actualités

Sur le même sujet