Kinshasa, 10 aout 2026(ACP).- Le président de Ceuta, enclave espagnole, a exhorté lundi les migrants présents sur son territoire à se «confiner», en attendant leur expulsion, plusieurs jours après la crise migratoire, ont informé les médias internationaux.
« Il faut aménager un espace qui fonctionnerait comme un centre de rétention pour étrangers, où ces personnes pouraient être placées et y demeurer confinées », a déclaré Juan Jesús Vivas, président de Ceuta, enclave espagnole.
« Leur liberté de mouvement sera restreinte jusqu’à ce que leur dossier d’expulsion soient instruit et finalisé », a-t-il ajouté.
Le président de l’enclave espagnole a également appelé «urgemment» à «un plan d’État ayant pour objet de rétablir la normalité à Ceuta, évoquant une situation sur place «intenable, inacceptable».
Selon les sources, le sort des migrants arrivés illégalement à pied ou à la nage est en train de devenir l’objet de vives discussions politiques entre le gouvernement central de gauche à Madrid et le principal parti de droite (Parti populaire) du président Juan Jesús Vivas.
Le président de Ceuta a chiffré à « 8000-11 000» au total le nombre des migrants se trouvant actuellement dans cette enclave espagnole, située en Afrique du Nord.
De son côté, le ministre espagnol de la Politique territoriale Ángel Víctor Torres a assuré que «les dispositifs de sécurité» ont été augmentés de «40%» à Ceuta, en particulier avec une hausse des effectifs des agents de la Garde civile de «30% environ», ainsi que de ceux de l’armée et de la police.
Il a jugé «important» de mettre en place le regroupement familial pour les migrants mineurs arrivés à Ceuta, sans évoquer de possibles expulsions.
Il a en outre adressé «un message de soutien» à la population locale, assurant «parfaitement comprendre la situation».
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