L’AES fustige une «ingérence» européenne sur la situation de l’ex-président nigérien M. Bazoum

Kinshasa, 20 mars 2026 (ACP).- La Confédération des États du Sahel (AES) a exprimé sa « vive indignation » à la suite de l’adoption par le Parlement européen d’une résolution sur la situation de l’ancien président nigérien Mohamed Bazoum, ont rapporté les médias internationaux.

«L’AES dénonce une ingérence grave, concertée et délibérée dans les affaires intérieures d’un État souverain, en réaction à la résolution adoptée le 12 mars 2026 par l’institution européenne. Celle-ci porte notamment sur la détention de Mohamed Bazoum, renversé lors du coup d’État intervenu au Niger en 2023», a indiqué un communiqué de la confédération.

«L’organisation sahélienne critique également ce qu’elle qualifie de sélectivité inopportune et malveillante du Parlement européen, l’accusant de passer sous silence d’autres violations du droit international ainsi que la crise sécuritaire persistante dans la région du Sahel», a ajouté la source.

Selon le texte, cette résolution s’inscrirait dans une logique visant à préserver des «intérêts économiques et géostratégiques inavoués», en lien avec un «passé colonial révolu».

L’AES estime en outre que les initiateurs du document cherchent à rétablir un système ne servant pas les aspirations des populations sahéliennes.

«La Confédération affirme par ailleurs ne recevoir ni injonctions, ni leçons de gouvernance, appelant les acteurs européens à se concentrer sur leurs propres défis internes», a noté le communiqué.

Par ailleurs, l’AES a souligné que cette prise de position du Parlement européen, jugée «en déphasage» avec la dynamique politique, économique et sociale en cours dans l’espace confédéral, «ne saurait en aucun cas influencer sa marche».

Le communiqué est signé par le président en exercice de l’AES, le capitaine Ibrahim Traoré, également chef de l’État du Burkina Faso, rappelle-t-on. ACP/ODM

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