Kinshasa, 1er juin 2026(ACP).- Le président de la Banque africaine de développement (BAD) a affirmé lundi que le développement futur de l’Afrique va dépendre d’une coopération financière régionale renforcée et de mécanismes innovants de partage des risques, selon les medias internationaux.
« L’Afrique a besoin d’un système financier coordonné, capable de mobiliser les institutions aux niveaux national, régional et continental », a déclaré Sidi Ould Tah, patron de la BAD.
«Le continent Africain ne pouvait plus se reposer uniquement sur le financement public et sur des interventions de développement fragmentées pour répondre à ses immenses besoins en matière d’infrastructures et d’industrialisation », a-t-il ajouté en marge des Assemblées annuelles 2026 de la BAD à Brazzaville en République du Congo.
Selon lui, la nouvelle architecture financière africaine a été spécifiquement conçue pour éviter toute déconnexion avec les réalités du terrain.
M. Tah a expliqué que ce cadre fonctionnerait selon les principes de subsidiarité, de complémentarité, de coordination et de partage des risques entre les institutions financières africaines.
Il a précisé que ce dispositif n’avait pas pour objectif de créer une nouvelle institution, mais plutôt de renforcer la collaboration entre les acteurs financiers africains existants.
« L’objectif est d’améliorer la coordination et de permettre aux institutions africaines de répondre plus efficacement aux défis du développement », a-t-il relevé.
M. Tah a révélé que le Conseil d’administration de la BAD avait approuvé la mise en œuvre de l’Architecture financière africaine pour le développement, conformément au Consensus d’Abidjan.
« La Banque africaine de développement a reçu pour mandat de passer rapidement de la conception à la mise en œuvre », a-t-il dit, avant de souligner la nécessité pour l’Afrique d’accroître la valeur ajoutée locale et d’accélérer son industrialisation.
Il a indiqué que de nombreux pays africains continuaient d’exporter des matières premières tout en important des produits finis à des prix nettement plus élevés.
Prenant l’exemple de la bauxite, M. Tah a expliqué que l’Afrique exportait ce minerai à des prix relativement bas, mais importait des produits en aluminium à des coûts beaucoup plus élevés.
« L’objectif est de créer de la valeur, des emplois et des industries en Afrique », a-t-il soutenu
« La numérisation contribuera également à formaliser les activités économiques informelles, à améliorer la productivité et à accélérer la transformation économique sur l’ensemble du continent», a-t-il conclu. ACP/

