Le Hezbollah dit garder «le doigt sur la gâchette» en cas de violations israéliennes

Kinshasa, 17 avril 2026 (ACP).- Le Hezbollah a affirmé vendredi garder «le doigt sur la gâchette» après l’annonce du cessez-le-feu avec Israël, qui devrait durer dix jours, selon les médias internationaux.

«Les doigts des combattants resteront sur la gâchette, vigilants face à la traîtrise et à la perfidie de l’ennemi (…) nous remercionsTéhéran pour avoir permis ce cessez-le-feu et pour avoir fait face à l’ennemi  (israélien)», a déclaré Hassan Fadlallah, député du Hezbollah, homme politique libanais, faisant le bilan des attaques menéespendant les 46 jours de guerre.

M. Fadlallah s’est adressé au million de déplacés par la guerre, leur promettant de rentrer chez eux.

« Malgré les destructions, votre retour ce matin et hier soir a été une fierté, nous voulons le cessez-le-feu, le retrait de l’ennemi de notre terre, le retour des déplacés et la libération des prisonniers », a-t-il énuméré.

« J’invite les responsables libanais à descendre sur le terrain, à écouter les souffrances du peuple, et à voir de leurs propres yeux les crimes de l’ennemi israélien », a affirmé Hassan Fadlallah.

Il sied de noter que le cessez-le-feu a été annoncé jeudi par le président américain Donald Trump, à la suite d’entretiens téléphoniques séparés avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président libanais Joseph Aoun. Il est entré en vigueur à minuit.

Dans son communiqué marquant le cessez-le-feu, le parti-milice a affirmé avoir mené au cours de l’opération de la « Paille mâchée», entre le 2 mars et le 16 avril, 2.184 opérations militaires contre Israël. 

«Ces attaques ont visé les forces de l’armée israélienne à l’intérieur du territoire libanais et ont ciblé leurs positions, casernes et bases militaires sur le territoire israélien, jusqu’au-delà de Tel-Aviv, atteignant jusqu’à 160 kilomètres de profondeur », a indiqué la source.

Le parti avait revendiqué notamment une attaque sur une base militaire à Ashdod. Il a souligné que ces attaques de drones kamikazes et de roquettes de différents calibres étaient une «riposte aux crimes de l’ennemi contre les civils et à la destruction d’immeubles résidentiels et d’infrastructures civiles».

Pour sa part, le ministre du Travail, Mohammad Haïdar, qui est affilié au parti-milice, a indiqué que « la situation libanaise est globalement liée aux évolutions régionales, que nous le voulions ou non, et toute évolution positive au niveau régional se répercutera directement sur la scène intérieure libanaise », sans nommer directement les négociations en cours entre la République islamique d’Iran et les États-Unis, sur fond de cessez-le-feu entre le régime de Téhéran et Washington.

ACP/C.L.

Fil d'actualités

Sur le même sujet