Kinshasa, 24 février 2026 (ACP).- Le premier ministre sénégalais a annoncé mardi devant les députés avoir déposé un projet de loi durcissant les peines réprimant les relations homosexuelles dans le pays, les rendant passibles de cinq à dix ans de prison, ont écrit les médias internationaux.
« Toute personne qui aura commis un acte contre nature sera puni d’un emprisonnement de 5 à 10 ans. Tout acte sexuel ou à caractère sexuel entre deux personnes de même sexe constitue un acte contre nature », a déclaré Ousmane Sonko.
« Si l’acte (homosexuel) est commis avec un mineur, le maximum de la peine sera prononcé. Le juge ne pourra prononcer le sursis ni réduire l’emprisonnement au-dessous du minimum de la peine prévue », a ajouté la source.
Le premier ministre Sonko a, lors d’une séance de questions à l’Assemblée nationale, indiqué avoir transmis lundi dernier à l’Assemblée le projet de loi qui devra ensuite être soumis au vote des députés à une date non précisée.
Par ailleurs, le projet de loi prévoit de désormais sanctionner « toute personne qui aura fait l’apologie » de l’homosexualité. Elle « sera punie d’un emprisonnement de trois à sept ans », a précisé le chef du gouvernement sénégalais.
Le Sénégal, pays ouest-africain majoritairement musulman, est depuis plusieurs semaines agité par une série d’arrestations dont celles de plusieurs célébrités pour homosexualité présumée.
Par ailleurs, le gouvernement avait annoncé récemment avoir « examiné et adopté » en Conseil des ministres un projet de loi modifiant l’article 319 du Code pénal relatif aux relations homosexuelles.
La gendarmerie avait annoncé le 7 février l’arrestation de 12 hommes, dont deux célébrités locales, accusés notamment d’actes contre nature ».
Plusieurs des personnes interpellées ont été testées séropositives et sont accusées par les autorités sénégalaises de « transmission volontaire du VIH-sida par rapports sexuels non protégés et mise en danger de la vie d’autrui ».
Ces dernières années, la question de l’homosexualité a régulièrement agité la société sénégalaise. L’homosexualité y est aussi souvent décriée comme un instrument employé par les Occidentaux pour imposer des valeurs prétendument étrangères à la culture du pays.
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