Abdel Fattah al-Sissi, président égyptien
Kinshasa, 2 mars 2026 (ACP).- Le président égyptien a exprimé son inquiétude à la suite l’impact de la guerre au Moyen-Orient, déclenchée par l’attaque américano-israélienne contre l’Iran sur le trafic du canal de Suez, l’un des piliers de l’économie du pays, ont informé lundi les médias internationaux.
« Nous sommes très prudents sur la poursuite de la guerre car nous voyons ses effets sur le golfe d’Ormuz et l’impact sur le canal de Suez », a déclaré Abdel Fattah al-Sissi, président égyptien.
Selon les sources, les trois plus grands armateurs mondiaux ont suspendu depuis samedi dernier le passage de leurs navires dans le détroit d’Ormuz mais aussi dans le détroit de Bab el-Mandeb menant au canal de Suez, préférant contourner l’Afrique via le cap de Bonne Espérance.
En effet, la guerre dans la bande de Gaza depuis octobre 2023 et les attaques des rebelles houthis en mer Rouge avaient déjà fortement réduit les recettes tirées du canal de Suez, une source majeure de devises étrangères.
« Nous avons souffert ces deux dernières années, depuis le 7 octobre 2023. Et depuis lors n’avons jamais retrouvé le niveau précédent de trafic maritime dans le canal de Suez, avec pour effet de grandes pertes financières », a déploré le chef de l’Etat.
Les revenus du canal ont plongé de 60% entre 2023 et 2024, avec une perte estimée à sept milliards de dollars (5,9 milliards d’euros). Ces revenus alimentent une grande partie du budget de l’Etat, derrière les envois d’argent des Egyptiens à l’étranger et le tourisme.
Le trafic avait commencé à reprendre ces derniers mois : entre juillet et octobre 2025, l’Autorité du Canal de Suez (ASC) a recensé 4.405 navires pour un total de 185 millions de tonnes, en hausse comparé à la même période en 2024 (4.332 navires pour un total de 167,6 millions de tonnes).
Il sied de noter que les Gardiens de la Révolution iraniens ont fermé samedi dernier le détroit d’Ormuz, par lequel transite environ un quart du pétrole mondial et un cinquième du gaz naturel liquéfié, estimant que cette voie était dangereuse en raison des attaques américaines et israéliennes sur la République Islamique d’Iran.
ACP/C.L.

