Les BRICS appellent à des reformes au poste du secrétariat des Nations unies

Kinshasa, 14 septembre 2026 (ACP).- Le groupe des BRICS a appelé à de vastes réformes des Nations Unies et d’autres institutions mondiales, réclamant une « représentation géographique équitable » dans le recrutement du personnel des secrétariats de l’ONU ainsi que dans les postes de direction de haut niveau, ont rapporté lundi les médias internationaux.

« Nous avons  demandé que les recrutements et nominations au sein de l’ONU soient guidés par les principes de transparence, d’inclusivité et de respect de l’article 101 de la Charte des Nations Unies, qui exige que le personnel soit recruté sur une base géographique aussi large que possible », ont déclaré les dirigeants de BRICS.

« Nous appelons également à parvenir, dans des délais raisonnables, à une représentation géographique équitable au sein du Secrétariat de l’ONU et des autres organisations internationales, notamment en remédiant à la sous-représentation persistante des pays en développement, y compris aux niveaux supérieurs et décisionnels », ont- ils poursuivi.

Les dirigeants des BRICS ont relevé qu’aucune femme n’a jamais exercé les fonctions de secrétaire générale de l’ONU et qu’un seul ressortissant d’Amérique latine et des Caraïbes, ainsi que seulement deux ressortissants d’Afrique et deux d’Asie respectivement, ont occupé ce poste depuis la création de l’organisation il y a plus de 80 ans.

Ils ont souligné que la concentration des postes de haut niveau entre les mains de ressortissants d’un nombre restreint d’États porte atteinte à la légitimité du système des Nations unies.

Au-delà de l’ONU, la déclaration plaide pour une réforme des institutions de Bretton Woods, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale, afin de les rendre plus représentatives de l’économie mondiale.

Ils ont également renouvelé leurs appels à une réforme de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) afin de restaurer la crédibilité du système commercial multilatéral.

Cette démarche reflète les frustrations de longue date des pays en développement face à ce qu’ils considèrent comme une gouvernance inéquitable des institutions mondiales.

À l’occasion du 20e anniversaire des BRICS, les dirigeants ont affirmé que le bloc continuerait de promouvoir la multipolarité et de renforcer la voix du Sud global dans les affaires internationales.

Réunis à New Delhi à l’occasion de leur 18e sommet durant le week-end dernier, les dirigeants du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine et de l’Afrique du Sud ont estimé que les structures actuelles de gouvernance des organisations internationales ne reflètent pas les réalités contemporaines, en particulier le rôle croissant des marchés émergents et des pays en développement.

Le Nigéria mise sur les investissements et la technologie

Le Nigéria s’est dit vouloir renforcer sa coopération avec les BRICS dans les domaines de l’investissement, des technologies et des infrastructures, tout en plaidant pour une meilleure représentation de l’Afrique dans les instances de gouvernance mondiale.

« Nous réaffirmons notre ambition de faire de ce partenariat un levier pour accélérer son développement et consolider les relations Sud-Sud. Le Nigéria entend notamment tirer parti de la coopération avec les pays des BRICS pour renforcer sa stabilité économique, diversifier sa production, améliorer sa productivité et développer ses infrastructures et son capital humain», a déclaré Kashim Shettima, vice-président Nigérian.

Abuja a identifié plusieurs secteurs prioritaires, dont le commerce, l’agriculture, la sécurité alimentaire, l’énergie, les infrastructures, l’industrie manufacturière, la santé et l’exploitation des minerais critiques.

Le gouvernement nigérian a souhaité que ces partenariats permettent surtout d’accélérer les transferts de technologies, la transformation locale des matières premières, le développement des capacités industrielles et la création d’emplois.ACP/

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