Kinshasa, 16 septembre 2026 (ACP ).- La présidente de la Commission européenne a proposé mercredi que le Canada, qui veut se rapprocher de l’Europe, devienne le «premier membre associé» de l’Union européenne,lorsde son discours annuel sur l’état de l’UE, ontinformé les médias internationaux.
«Nous voulons élever les relations avec leCanada au plus haut niveau possible (…).Jevoudrais donc œuvrer avec vous à lapossibilité pour le Canada de devenir le premier membre associé de l’UE», a déclaré Ursula Von der Leyen, présidente de la Commission européenne.
«Le Canada et l’UE sont déjà des partenaireséconomiques grâce à un accord commercial, qui a permis une hausse de plus de 75% de leurs échanges en moins d’une décennie», a-t-elle ajouté.
Selon les sources, l’Europe, dont les relations avec Washington sont tout aussi houleuses, cherche également des appuis à sa stratégie de rééquilibrage entre les deuxsuperpuissances, Chine et États-Unis.
«Nous voyons le monde avec les mêmes yeux : de l’IA au changement climatique, del’Arctique à la géopolitique», a-t-elle affirmé.Mais, il est «urgent de réinventer nos partenariats», a-t-elle poursuivi, appelant ainsi à une perspective de membre associépour le Canada.Mark Carney a de son côté, évoqué une «alliance unique» des deux côtés de Atlantique.Le premier chef de gouvernement étranger à assister à ce «discours sur l’état de l’Union», doit prendre la parole jeudi devant le Parlement de Strasbourg.Le statut de membre associé n’est pas juridiquement défini par les traités de l’UE.
Mais l’Allemagne a récemment proposé que l’Ukraine en bénéficie.Berlin avait alors suggéré que Kiev puisse assister à certaines réunions ministérielles ou sommets de l’UE, sans toutefois disposer d’un droit de vote.
L’UE pour la création d’un nouveau conseil européen de sécurité
La présidente de la Commission européenne a appelé à la création d’un nouveau «Conseil européen de sécurité» ainsi que d’un protocole d’urgence à l’échelle de l’Union européenne (UE), qui obligerait l’ensemble des États membres à se réunir lorsqu’un incident sécuritaire déclenche le mécanisme.
Selon elle, les institutions et les mécanismes décisionnels européens en matière de sécurité n’avaient pas évolué au même rythme que les menaces auxquelles le continent est confronté, alors que la guerre en Ukraine se poursuit sur fond d’augmentation des menaces hybrides attribuées à la Russie contre des pays européens.
Ursula Von der Leyen a estimé que l’UE avait besoin de «son propre manuel de réponse aux menaces hybrides», appelant les États membres à s’accorder sur la manière de réagir aux incidents qui restent en deçà du seuil d’une agression armée, mais constituent néanmoins une menace pour la sécurité nationale.
«Je pense qu’il est temps que l’Europe se dote de son propre Article 4, un protocole de sécurité d’urgence», a-t-elle déclaré.

