Kinshasa, 23 avril 2026(ACP).- Leministre français des Affaires étrangères a qualifié de « crime de guerre », la mort de deux soldats français engagés sous la bannière des Casques bleus français de la Finul, lors d’une attaque, ont rapporté jeudi les médias étrangers.
« C’est au cours d’une embuscade qu’ils ont été pris pour cible. Les militaires n’avaient pas été victimes d’un dommage collatéral, mais d’un ciblage intentionnel. Les victimes appartenaient à une mission de maintien de la paix et étaient parfaitement identifiables sur le terrain. Cet acte est constitutif d’un crime de guerre », a déclaré Jean-Noël Barrot, ministre français des Affaires étrangères.
Pour le gouvernement français, s’en prendre à des soldats de l’ONU dont la mission est la stabilisation de la région franchit une ligne rouge juridique et morale.
Entre-temps, Paris désigne déjà un suspect principal. Pour le ministre français, la thèse d’une opération menée par le mouvement chiite libanais pro-iranien est possible.
« Tout laisse à penser que la responsabilité de ce crime incombe au Hezbollah », a insisté le ministre français, selon les premiers éléments de renseignement et le mode opératoire de l’embuscade.
Cette déclaration intervient dans un contexte régional explosif où la France tente, depuis des mois, de jouer les médiateurs pour éviter un embrasement total entre Israël et le Liban. En qualifiant directement le Hezbollah de criminel de guerre, Jean-Noël Barrot a manifesté la fin d’une certaine forme de retenue diplomatique vis-à-vis de l’organisation.
L’exécutif français a d’ores et déjà fait savoir qu’il exigerait que les auteurs de cette embuscade soient traduits en justice, tout en réitérant son soutien indéfectible aux forces de la Finul qui continuent d’opérer dans des conditions de sécurité de plus en plus précaires au Sud-Liban.
ACP/JF

