Kinshasa, 1er décembre 2025 (ACP).-Le Pape Léon XIV a appelé lundi les chefs religieux libanais à combattre l’intolérance et la violence, lors d’une réunion interreligieuse dans le centre de Beyrouth, au deuxième jour de sa visite au Liban, ont rapporté les medias internationaux.
« Vous êtes appelés à être des artisans de paix à affronter l’intolérance, à surmonter la violence et à bannir l’exclusion », a déclaré le pape. Le souverain pontife s’est ensuite rendu au sanctuaire de Harissa, au pied de la statue de Notre-Dame du Liban qui surplombe la baie de Jounieh, sur la Méditerranée. Le Pape Léon XIV s’y est offert un bain de foule parmi des centaines d’évêques, prêtres et religieux. Dans son discours prononcé en français, il a invité les Libanais à « continuer à espérer », « même lorsque le bruit des armes gronde aux alentours et que les exigences de la vie quotidienne deviennent un défi ».
Le Pape commencera par une rencontre à l’hôpital de La Croix, le plus grand hôpital psychiatrique de toute la région, géré par des sœurs franciscaines et qui manque cruellement de moyens, au dernier jour de sa visite au Liban. Puis avant la grande messe en plein air sur le front de mer à Beyrouth, il ira se recueillir en prière silencieuse sur le port de Beyrouth, où s’est produite la double explosion le 4 août 2020 qui a fait plus de 230 morts et des milliers de blessés. Une prière silencieuse pour marquer la mémoire de ces souffrances alors qu’aucun mémorial n’a été érigé par les autorités. Notre envoyée spéciale à Beyrouth, Véronique Gaymard, s’est rendue dans le quartier de Gemmayzé qui porte encore les stigmates de ce drame.
Les cloches du monastère de Annaya, à 54 km au Nord de Beyrouth, ont carillonné à son arrivée au sanctuaire où le pape s’est recueilli sur la tombe de Saint-Charbel Makhlouf (1828-1898). Ce moine-ermite maronite, canonisé en 1977, est très populaire chez des Libanais de toutes les communautés dont beaucoup croient en ses miracles. La visite papale suscite un vif enthousiasme au Liban, malgré les craintes d’un retour de la guerre avec Israël. Les autorités ont proclamé deux jours fériés à l’occasion de la venue de Pape Léon XIV, troisième pape à se rendre en visite officielle au Liban, après Jean-Paul II en 1997 et Benoît XVI en 2012. ACP/

