Kinshasa, 14 mai 2026(ACP).- Le ministre libanais des Affaires étrangères Youssef Raggi, a affirmé jeudi que, les négociations entre son pays et Israël ne portent pas sur un accord de paix, mais avant tout sur un arrêt des hostilités et la création des conditions nécessaires à un dialogue durable, ont rapporté les medias internationaux.
«Il est impossible de négocier sous les bombardements. Les priorités de Beyrouth restent la protection des civils, le retrait des forces israéliennes du sud du Liban, le retour des déplacés dans leurs villages ainsi que le règlement de la question des prisonniers », a déclaré Youssef Raggi, ministre libanais des Affaires étrangères.
« Des négociations sérieuses ne peuvent avoir lieu alors que des civils sont tués et que des villages sont détruits », a-t-il ajouté.
Il a également réaffirmé que l’État libanais devait détenir le monopole des armes, qualifiant cette question d’exigence de souveraineté plutôt que d’une pression extérieure. Indiquant que le gouvernement libanais avait demandé le désarmement du Hezbollah.
Le ministre a par ailleurs insisté sur l’importance du rôle italien, saluant l’engagement diplomatique de Rome en faveur des efforts de cessez-le-feu, ainsi que son soutien humanitaire aux populations déplacées.
Il a mis en avant la contribution italienne au sein de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), qu’il a décrite comme un pilier essentiel des relations bilatérales entre Beyrouth et Rome, tout en saluant l’appui apporté aux forces armées libanaises en matière de formation et de soutien logistique.
Évoquant les relations du Liban avec le Vatican, Youssef Raggi a affirmé que le Saint-Siège occupait une place particulière dans les relations extérieures libanaises, qualifiant le soutien du pape de «politique, moral et humain d’une grande valeur».
Le chef de la diplomatie libanaise a insisté sur la nécessité du retrait des forces israéliennes du sud du Liban, permettant aux déplacés de retourner dans leurs foyers, ainsi que sur le traitement de la question des prisonniers.
M. Raggi a souligné que le peuple libanais veut vivre dans un État souverain normal où le monopole de la force militaire appartient exclusivement à l’État et à ses institutions légitimes.
Il a précisé qu’il ne s’agit pas d’une demande pour satisfaire Israël ou la communauté internationale, mais d’une question de souveraineté nationale.
« Le gouvernement libanais a appelé le Hezbollah à désarmer et considère ses actions militaires comme étant en dehors de la légitimité de l’État », a-t-il dit.
Concernant le lien entre le dossier du Hezbollah et les négociations entre les États-Unis et l’Iran, Joe Raggi a confirmé que le gouvernement libanais a décidé de séparer totalement les deux pistes, rejetant l’idée qu’une autre partie puisse négocier au nom du Liban.
« Nous sommes un État souverain et indépendant », a-t-ilconclut. ACP/C.L.

