L’Onu appelle à la dénonciation sur l’islamophobie à travers le monde

Kinshasa, 16 mars 2026 (ACP).- Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme a appelé la communauté internationale à dénoncer « la haine antimusulmane à travers le monde, à l’occasion de la Journée internationale de lutte contre l’islamophobie, ont informé lundi les médias internationaux.

« J’appelle la communauté internationale à dénoncer la haine antimusulmane partout où elle se manifeste. Ces populations sont aujourd’hui confrontées à une vague montante d’islamophobie documentée par plusieurs études internationales », a déclaré Volker Türk, Haut-Commissaire des Nations unies aux droits humains.

M.  Turk a mis en garde contre une progression préoccupante des discriminations et violences visant les musulmans à travers le monde.

Selon lui, les actes de harcèlement, de discrimination et de violence visant les musulmans se multiplient dans différents contextes.

« J’évoque des agressions dans l’espace public et dans les établissements scolaires, des mosquées vandalisées ainsi que la diffusion de propos haineux sur les réseaux sociaux. Les femmes et les jeunes filles portant le hijab figurent parmi les cibles les plus fréquentes de ces attaques », a-t-il précisé.

Il a par ailleurs salué les communautés musulmanes pour leur contribution à la vie sociale et culturelle dans de nombreux pays.

« Cependant, les communautés musulmanes renforcent les sociétés et enrichissent les cultures », a-t-il dit.

Volker Türk a également dénoncé certaines politiques sécuritaires qui, selon lui, peuvent conduire à la surveillance ou à la détention injustifiée de musulmans sous couvert de lutte contre le terrorisme.

« Dans plusieurs pays, des discriminations persistent dans l’accès à l’emploi, au logement ou aux services publics, parfois inscrites dans des cadres législatifs ou administratifs », a-t-il relevé.

Il a estimé que l’islamophobie s’inscrit dans une histoire longue marquée par des tensions religieuses et des héritages coloniaux. ; évoquant des stratégies historiques de « diviser pour régner » ayant alimenté la méfiance entre communautés, un phénomène qui, selon lui, peut encore se reproduire lorsque certains responsables politiques désignent les musulmans comme boucs émissaires dans les débats publics.

Face à cette situation, l’ONU appelle les États à renforcer leurs dispositifs juridiques contre les crimes de haine et à améliorer le recensement des incidents antimusulmans. ACP/JF

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