L’Onu dénonce «l’intensification» récente des frappes israéliennes à Gaza

Kinshasa, 21 juillet 2026 (ACP).- Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a dénoncé mardi la récente « intensification » des attaques de l’armée israélienne dans la bande de Gaza, qui ont fait au moins 57 morts entre le 13 et 20 juillet, ont écrit les médias internationaux.

« L’armée israélienne a intensifié ces derniers jours ses attaques sur le territoire, tuant et blessant des dizaines de Palestiniens. Neuf mois après l’annonce d’un cessez-le-feu, aucun endroit n’est encore sûr pour les Palestiniens à Gaza », a déclaré Thameen Al-Kheetan, porte-parole du Haut-Commissariat de l’Onu aux droits de l’homme.

Selon lui, ces frappes ont visé des immeubles d’habitation, au moins une tente abritant des déplacés internes ainsi que d’autres zones densément peuplées.

Ainsi entre le 13 et le 20 juillet, le Haut-Commissariat « a recensé au moins 57 Palestiniens tués, dont six enfants et huit femmes.

Parmi eux, 34 ont été tués loin de « la ligne jaune » imposée par Israël, censée marquer la démarcation entre la zone sous contrôle du Hamas et celle tenue par l’armée israélienne.

Pour sa part, l’armée israélienne a annoncé avoir mené ces derniers jours, une série de frappes dans la bande de Gaza visant plusieurs membres du Hamas et du Jihad islamique impliqués dans l’attaque du 7 octobre 2023 ou la détention d’otages.

Elle a également indiqué avoir frappé un dépôt d’armes, un site de fabrication d’armements et une position de lancement de roquettes, assurant que ces infrastructures représentaient une menace pour ses troupes.

M. Al-Kheetan a relevé que la mort de civils dans ces attaques soulève des préoccupations quant à la poursuite de violations du droit international humanitaire à Gaza, rappelant qu’en vertu du droit international, attaquer délibérément des civils constitue un crime de guerre.

En outre, le Haut-Commissariat a assuré que le déplacement régulier de la « ligne jaune » vers l’ouest constitue une menace permanente pour la vie des civils, alors que l’armée israélienne poursuit le feu de manière routinière sur des Palestiniens du seul fait de leur présence à proximité.

« Les violations, les souffrances et la misère qui continuent d’être infligées aux Palestiniens de Gaza ne peuvent être ignorées », a-t-il dit.

Il a aussi appelé les États tiers à agir « de toute urgence » pour exiger le respect du cessez-le-feu, la fin des violations et garantir que les responsables rendent de leurs actes.

Pour rappel, au moins 1.144 Palestiniens y ont été tués depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu en octobre 2025, selon le ministère de la Santé du territoire, dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU.

De son côté, le Haut-Commissariat indique avoir vérifié à ce stade la mort de 685 Palestiniens entre octobre 2025 et la mi-avril 2026, dont 283 femmes et enfants, tués pour la plupart lors d’attaques israéliennes à travers la bande de Gaza. ACP/

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