Kinshasa, 15 septembre (ACP).- Le Premier ministre burkinabè a appelé mardi les pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) à une meilleure maîtrise des richesses du sous-sol, les exhortant à transformer leurs ressources naturelles en emplois, industries et en progrès social, ont informé les médias internationaux.
« Mais posséder des ressources ne suffit pas. Le véritable enjeu est de les connaître, de les sécuriser, de les transformer et d’en répartir équitablement les retombées », a déclaré Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo, Premier ministre burkinabè.
Cette déclaration intervient à l’ouverture de la 8ᵉ édition de la Semaine des activités minières d’Afrique de l’Ouest (SAMAO), couplée à la première Semaine de l’Énergie, des Mines et des Hydrocarbures de l’AES (SEMH-AES), à Ouagadougou.
Placée sous le thème de la gouvernance des ressources extractives et des enjeux géopolitiques, la rencontre réunit des responsables de l’AES, des experts, des investisseurs ainsi que des délégations africaines et internationales.
Pour le chef du gouvernement burkinabè, la souveraineté sur les ressources naturelles passe par quatre priorités à savoir, la sécurisation des territoires et des infrastructures, la transformation locale, la gouvernance et la maîtrise de l’énergie.
Il a notamment appelé au développement des industries de transformation et à une participation accrue des entreprises nationales aux marchés miniers et énergétiques.
« Il n’y a pas d’industrialisation sans énergie disponible, fiable et abordable », a-t-il ajouté.
Le couplage de la SAMAO et de la SEMH-AES doit permettre, selon lui, de mutualiser les capacités des trois pays membres de l’AES et de construire des chaînes de valeur régionales.
M. Ouédraogo a invité les États membres à traduire cette ambition en « projets communs », en infrastructures partagées et en investissements dans la recherche, la formation et l’innovation.
Les autorités de l’AES se sont également dites ouvertes aux investisseurs, à condition que les partenariats soient « transparents, équilibrés » et respectueux de la souveraineté des États.
Les investisseurs sont notamment appelés à favoriser la création de valeur locale, le transfert de technologies et de compétences, ainsi que le financement de l’industrialisation.
Par ailleurs, le Premier ministre a exhorté les entreprises nationales à renforcer leurs capacités afin de capter une part plus importante de la valeur générée par les secteurs extractifs.
Il a appelé les jeunes à « se former, innover, entreprendre », estimant que les secteurs des mines, des hydrocarbures, de l’énergie et de la transformation industrielle constituent des domaines d’opportunités pour les ingénieurs, techniciens, chercheurs et entrepreneurs de l’AES. ACP/

