Kinshasa, 3 mai 2026 (ACP).- L’Iran a affirmé dimanche que les options des Etats-Unis se limitaient à une opération militaire « impossible » ou un « mauvais accord » avec la République islamique, après l’avertissement de Donald Trump de ne pas accepter leur nouvelle proposition de règlement, selon un communiqué relayé par les médias internationaux.
« La marge de manœuvre des États-Unis en matière de prise de décision s’est réduite et Donald Trump doit choisir entre une opération militaire impossible ou un mauvais accord avec la République islamique », a indiqué le communiqué du service de renseignement des Gardiens de la Révolution.
L’organe du corps des Gardiens, armée idéologique de la République islamique, invoque notamment un « ultimatum » iranien concernant le blocus américain des ports du pays, ainsi qu’un « changement de ton » de la Chine, la Russie et l’Europe envers Washington.
De son côté, Mohsen Rezaei, conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei, a indiqué les États-Unis sont le seul pirate au monde à posséder des porte-avions et que la capacité de l’Iran à affronter les pirates n’est pas moindre que celle à couler des navires de guerre.
« Préparez-vous à voir vos porte-avions et vos forces finir au cimetière », a-t-il lancé.
Par ailleurs, le président américain a dit qu’il allait bientôt étudier un plan en 14 points visant à mettre fin au conflit dans un délai de 30 jours, transmis à Washington par l’Iran via le Pakistan.
« Mais je ne peux m’imaginer qu’il soit acceptable, parce que (les Iraniens) n’ont pas encore payé un prix suffisant pour ce qu’ils ont fait à l’Humanité et au Monde depuis 47 ans ainsi que la fondation de la République islamique », a précisé Donald Trump.
Selon les sources, Téhéran réclame un retrait des forces américaines des zones proches de l’Iran, la levée du blocus des ports iraniens et du gel des avoirs iraniens, le versement de réparations, la levée des sanctions, un « mécanisme » concernant le détroit d’Ormuz et « la fin de la guerre sur tous les fronts y compris au Liban ».
La guerre a fait des milliers de morts, principalement en Iran et au Liban, et ses répercussions continuent de secouer l’économie mondiale, avec des cours du pétrole montés à des niveaux inédits depuis 2022.
La situation entre les deux pays est toujours dans l’impasse depuis l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu le 8 avril, après quasiment 40 jours de frappes israélo-américaines sur l’Iran et de représailles de Téhéran dans la région.
Les efforts diplomatiques ont échoué à relancer les pourparlers directs infructueux tenus à Islamabad le 11 avril, tant les divergences restent fortes, du détroit d’Ormuz au volet nucléaire.
ACP/C.L.

