Onu: le chef de la diplomatie vénézuélienne demande la libération «immédiate» de Maduro

Kinshasa, 23 février 2O26 (ACP).– Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères a demandé lundi devant l’ONU la libération «immédiate» du président vénézuélien déchu Nicolas Maduro, capturé par les États-Unis il y a plus d’un mois, confirmant l’ouverture d’un «canal diplomatique» avec Washington, ont rapporté les medias internationaux.

 «Je demande la libération immédiate par le gouvernement des États-Unis du président constitutionnel de la République bolivarienne du Venezuela, Nicolas Maduro Moros, et de son épouse, la Première dame Cilia Flores», a déclaré Yvan Gil Pinto.

 «Le 3 janvier 2026 a marqué un tournant d’une extrême gravité. Une action militaire illégale contre notre pays a entraîné la mort de plus de 100 personnes et la détention arbitrairede Maduro et de son épouse», a assuré le chef de la diplomatie vénézuélienne devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

Maduro a dirigé le Venezuela d’une main de fer entre mars 2013 et janvier 2026. Le pays est désormais présidé par Delcy Rodrigues, qui était sa vice-présidente depuis 2018. Confronté pour la première fois à la justice américaine le 5 janvier, deux jours après sa capture, Maduro avait plaidé non coupable d’accusations de trafic de drogue et déclaré qu’il était un «prisonnier de guerre».

Canal diplomatique ouvert

«En dépit de cette action, menée dans un contexte de profonde asymétrie technologique et militaire entre notre pays et la puissance nucléaire des États-Unis (…), nous avons choisi d’ouvrir un canal diplomatique pour régler nos différends avec ce pays», a expliqué Yvan Gil. 

«Non pas par soumission, mais dans l’égalité souveraine des États. Non pas dans la peur, mais avec la conviction que le dialogue est la seule voie civilisée entre les nations», a-t-il dit.

Plus globalement, il a indiqué que le Venezuela avait choisi «une voie», celle «de la paix et de la souveraineté», celle «du dialogue sans renoncer à nos principes», celle «de la réconciliation intérieure sans oublier la justice», celle «de la coopération internationale fondée sur l’égalité juridique des États». 

«Aujourd’hui, nous œuvrons à un processus de reconnaissance des blessures, de pardon et de réconciliation», a-t-il également relevé, faisant valoir la loi d’amnistie récemment adoptée.

Élaborée sous pression américaine, cette loi a été promulguée jeudi. Mais elle est critiquée car elle exclut certains militaires et policiers et ne couvre pas toute la période suivant l’arrivée au pouvoir en 1999 du prédécesseur de Maduro, Hugo Chavez.

ACP/C.L.

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