RDC : « Face au génocide, Bruxelles doit cesser ses compromissions »  (Un eurodéputé)

Kinshasa, 21 octobre 2026 (ACP).- Un député européen a appelé l’Union européenne à sanctionner le Rwanda et à mettre fin à ses accords économiques avec Kigali, accusé d’être responsable des violences et de l’exploitation des ressources minières en République démocratique du Congo (RDC), selon une vidéo publiée sur le compte X de cet élu.

« Face au génocide, Bruxelles doit cesser ses compromissions et punir enfin, Paul Kagame, et son entourage sanguinaire avec des sanctions que ce Parlement a demandées », a déclaré Thierry Mariani, député européen.

L’intervention de cet élu européen est intervenue à l’approche du 30ème anniversaire du début de la guerre en RDC, dont le déclenchement remonte à octobre 1996, selon son analyse.

Il a dénoncé trois (3) décennies de massacres, de pillages et de souffrances, estimant que ces violences avaient été motivées notamment par la prédation économique et l’exploitation des richesses minières congolaises.

Il a critiqué le silence de l’Union européenne face aux massacres dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu, tout en dénonçant les accords conclus avec Kigali dans le secteur des minerais et le soutien financier européen au Rwanda.

« L’Europe n’a plus le droit d’ignorer ce génocide », a-t-il insisté, appelant les institutions européennes à prendre des mesures concrètes contre les responsables présumés des violences en RDC.

M. Mariani a directement mis en cause le Rwanda, dirigé par Paul Kagame, qu’il a accusé d’occuper militairement le territoire congolais et de profiter de ses ressources naturelles au prix de nombreuses vies humaines.

L’eurodéputé a également évoqué le rapport Mapping des Nations unies sur les violations les plus graves, des droits humains et du droit international humanitaire commises en RDC entre 1993 et 2003, publié en 2010, qui a documenté de graves exactions et relevé que certains actes pourraient être qualifiés de crimes de génocide s’ils étaient établis par une juridiction compétente.

Cette déclaration a relancé la question de la responsabilité des acteurs régionaux et internationaux dans la crise sécuritaire congolaise, ainsi que celle de la cohérence entre les engagements européens en faveur de la paix et les partenariats économiques conclus dans la région des Grands Lacs. ACP/BIA

Fil d'actualités

Sur le même sujet