Kinshasa, 07 juillet 2026 (ACP).-Le Président américain Donald Trump s’est engagé mardi à lever les sanctions connues sous le nom de CAATSA (Countering America’s Adversaries Through Sanctions Act), imposées à la Turquie en 2020, signalant un tournant majeur dans les relations bilatérales, ont rapporté les médias internationaux.
« Nous allons lever les sanctions… Nous ne voulons pas sanctionner des amis », a déclaré Donald Trump, Président américain.
« Je me coordonne avec le secrétaire d’État Marco Rubio et le secrétaire à la Défense Pete Hegseth pour finaliser cette décision », a-t-il ajouté.
Selon la source, bien que Trump ait annoncé une démarche définitive, en vertu de la législation américaine, un président ne peut pas mettre fin de manière permanente et totale aux sanctions CAATSA sans procédures spécifiques du Congrès.
Le président Trump a affirmé qu’il envisagerait certainement de rétablir les ventes à Ankara, qualifiant la Turquie de pays bien plus loyal que d’autres pays.
Trump a décrit le F-35 comme « de loin le meilleur avion » et a suggéré que Washington avait l’« obligation » d’assurer la maintenance des équipements vendus à ses partenaires.
« C’est une décision que nous allons prendre », a-t-il rencherit.
Les deux dirigeants maintiennent une « bonne alchimie »
Il a également balayé les inquiétudes concernant l’achat par la Turquie du système de défense antimissile russe S-400, longtemps invoqué comme un obstacle à l’acquisition des F-35 par la Türkiye, affirmant que la relation turco-américaine est « meilleure, probablement, qu’elle ne l’a jamais été ».
Trump a assuré que le président turc était un grand dirigeant et un dirigeant respecté dans le monde entier.
Sous la direction d’Erdogan, la Tuquie est devenue un « pays très puissant sur le plan militaire » et une force « avec laquelle il faut compter », a-t-il précisé.
Il a souligné que les deux dirigeants maintenaient une « bonne alchimie » depuis son premier mandat, ajoutant qu’il avait « beaucoup de respect » pour Erdogan et a affirmé croire que cela était « au bénéfice des deux pays ».
Il a également affirmé que le président russe Vladimir Poutine et le président ukrainien Volodymyr Zelensky souhaitaient tous deux conclure un accord pour mettre fin à la guerre dans leur pays, débutée en 2022.
Trump a déploré le taux élevé de pertes, notant que 35 000 soldats étaient morts rien que le mois dernier. « Je ne veux tout simplement pas qu’on tue des gens », a-t-il déclaré, qualifiant le champ de bataille de « guerre des drones » de haute technologie, caractérisée par une violence extrême.
« C’est un carnage, et cela doit cesser », a souligné le président américain, tout en remarquant que le conflit touchait l’Europe plus directement que les États-Unis car « nous avons un océan entre les deux ».
Trump s’est montré optimiste quant à la possibilité d’un règlement « prochainement », soulignant qu’Erdogan participait actuellement aux efforts de médiation entre Moscou et Kiev.
Par ailleurs, Trump a salué le « travail extraordinaire » accompli par le nouveau dirigeant syrien, Ahmad al-Charaa, pour stabiliser son pays au cours des 18 derniers mois. « Il a rassemblé tout le pays », a déclaré le président américain, qui doit rencontrer al-Charaa mercredi.
Trump exprime une vive déception à l’égard d’autres membres de l’Otan
Trump a exprimé une vive déception à l’égard d’autres membres de l’Otan nommant spécifiquement la France, l’Allemagne et l’Italie, pour avoir refusé d’apporter leur aide pendant la guerre en Iran. « Je faisais un test pour voir s’ils seraient là ou non », a déclaré Trump.
Il a ajouté qu’il n’aurait peut-être pas assisté au sommet s’il n’avait pas été organisé par la Türkiye, où « mon ami » Erdogan est un « dirigeant très fort ».
Trump lance un avertissement concernant la présence militaire américaine sur le continent
Trump a lancé un avertissement concernant la présence militaire américaine sur le continent européen, déclarant que Washington pourrait potentiellement « retirer tous ses soldats de l’Europe ».
« L’Europe est un endroit très différent de ce qu’il était il y a 20 ans », a-t-il insisté, soulignant que la région était confrontée à des risques existentiels liés à l’immigration et à l’énergie.
« S’ils ne font pas attention à ces deux éléments, il n’y aura plus d’Europe », a-t-il averti.
Le président américain a également réitéré son intérêt pour l’acquisition du Groenland, affirmant que le territoire « devrait être contrôlé par les États-Unis, et non par le Danemark ». ACP/

